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Questions à?Luciana Desmarais
Luciana Desmarais, vous êtes la présidente du groupe de troisième âge réunissant Camp-Carol Mon-Trésor-Mon-Désert, Carreau-Accacia, Desplaces et Le Bouchon. Racontez-nous votre parcours.
J?ai débuté dans une association de dames à Carreau Accacia qui réunissait à cette époque plus d?une quarantaine de femmes dont beaucoup étaient intéressées à faire de la couture. Et au fil des années, j?ai constaté qu?il fallait absolument que je fasse un effort pour développer Le Bouchon, où j?habite. Et petit à petit j?ai commencé à organiser des activités pour les personnes âgées.
Quand vous vivez dans un endroit où il existe des poches de pauvreté, il est vraiment difficile de rester insensibles à la misère des autres. D?autant plus si vous avez grandi dans une famille qui s?est beaucoup dévouée pour les autres.
Vous avez 77 ans et vous vous mettez à la disposition d?autres personnes de votre âge pour mettre un peu de soleil dans leur vie. C?est un vrai bonheur ?
Effectivement. Le comité exécutif et moi faisons de notre mieux pour les rendre heureux. C?est pour cette raison que nous organisons des sorties assez souvent pour aller à la rencontre des autres, pour partager notre affection et leur communiquer notre joie.
Personnellement, j?ai été témoin de signes de solidarité des membres de mon association tout récemment lorsque ma mère est décédée. Ils m?envoyaient régulièrement des fleurs ou un petit présent pour me consoler . Croyez-moi, j?étais vraiment émue. Comment voulez-vous que nous puissions rester indifférents à chaque fois qu?un malheur frappe un de nos membres.
Vous avez déjà lancé un appel pour que vous ayez un local pour vos rencontres, avez-vous été entendu ?
On attend toujours. En attendant on éprouve beaucoup de difficultés pour nous réunir, surtout lorsque d?autres organisations viennent occuper le centre communautaire de Camp-Carol qui est notre lieu de rencontre.
Je demande une nouvelle fois au gouvernement de prêter une oreille attentive à notre demande pour que nous ayons notre propre local.
Vous étiez également celle qui faisait partie du ?Community Policing?. Parlez-nous de votre expérience ?
C?était pour moi une manière de sensibiliser les jeunes sur le fléau de la drogue et les mettre en garde Nous avons travaillé en étroite collaboration avec la police. Je peux vous dire le community policing a été d?une grande aide pour les habitants qui se sentaient vraiment être à l?abri des fléaux.
De par mon expérience, je suggère aux autorités d?inciter les gens à travers le commnunity policingn, qui à mon avis, est un bon moyen pour se regrouper pour se protéger.
Propos recueillis par Jocelyn Rose
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