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Questions à?Kailash Ramdhary

24 avril 2006, 00:00

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● Quelle sera la priorité de votre mandat ?

Les priorités sont multiples, à commencer par la restructuration du Small Planters? Welfare Fund (SPWF). L?objectif à l?avenir sera d?étendre nos services aux petits éleveurs de même qu?aux fermiers qui sont dans la transformation agricole. Notre plan d?assurance sera amélioré afin de couvrir un plus grand nombre de produits. La direction s?attelle également à relancer un plan de pension inexistant jusqu?ici. Le site Web à venir comprendra suffisamment d?informations pour aider nos membres dans leurs activités.

● Avez-vous les moyens d?atteindre l?ensemble des objectifs fixés ?

Pour les 16 000 membres, le SPWF est limité tant au niveau des finances que des ressources humaines. Il est question aujourd?hui d?optimisation de ces moyens. De fait, l?équipe compte sur le soutien du ministère de l?Agro-industrie, la collaboration des autres institutions, les relations privilégiées avec la communauté des planteurs pour relever avec succès les objectifs que nous nous sommes fixés.

● Les planteurs réclament, ces derniers temps, beaucoup d?attention de l?Etat afin qu?ils surmontent leurs difficultés. Estimez-vous que ces demandes sont justifiées ?

Il nous faut reconnaître que les planteurs travaillent dans des situations exceptionnelles. Ils sont sujets, par exemple, à des risques qui sont hors du contrôle de l?homme, tels que les calamités naturelles. N?empêche que chacune de leurs demandes sera analysée au cas par cas. Déjà, nous sommes en présence de suggestions très intéressantes qui aideront définitivement à améliorer le secteur.

● La professionnalisation de la communauté est très importante par les temps qui courent?

En effet. Nous travaillons de concert avec le gouvernement pour motiver les petits planteurs de cannes à se regrouper pour avoir accès aux économies d?échelle, réduire les coûts de production et augmenter la productivité et, directement, leurs revenus.

Cette politique s?appliquera également aux planteurs du secteur non-sucre. Par exemple, les horticulteurs seront appelés à exploiter les créneaux de la transformation pour apporter de la valeur ajoutée à leurs produits. Le cycle de planter et revendre à l?encan est dépassé. Il s?agit maintenant de produire, nettoyer, empaqueter et écouler directement sur les marchés locaux et internationaux.

Pour y parvenir, le SPWF devra investir dans la formation aux nouvelles technologies, ainsi qu?aux techniques novatrices de production, de ces petits planteurs. Nous parlons chaque jour de mondialisation. Mais nous n?avons plus le temps de nous engager dans des débats sur les moyens d?y faire face. Nous devons agir dans les plus brefs délais. Au cas contraire, les planteurs n?auront même pas les moyens pour assurer une récolte de base.

Pour démarrer, nous lancerons bientôt une formation taillée sur mesure pour ces petits planteurs. L?objectif est de leur permettre de maîtriser l?outil informatique et d?avoir un meilleur accès aux informations et développements dans le monde agricole local et international, grâce à l?internet.

● Le SPWF peut-il encore continuer à fonctionner comme un fonds de bienfaisance pour la communauté des petits planteurs ?

L?objectif primaire du SPWF est de promouvoir le bien-être économique et social des petits planteurs et de leurs familles. Cependant, à notre niveau, nous donnons désormais priorité à la promotion des projets durables plus orientés vers l?amélioration du bien-être économique. Les maîtres mots seront autonomie, professionnalisme, profitabilité et solvabilité pour un secteur qui génère quand même plus de Rs 2 milliards annuellement.

● En quoi le SPWF sera-t-il en mesure de contribuer à créer une agro-industrie rentable ?

Les projets que nous introduirons sont d?ordre économique. Ils contribueront à apporter des développements durables dans le secteur agricole. Par exemple, hormis le fait de payer une indemnité aux planteurs affectés par des calamités, le Crop Insurance Scheme encouragera l?adoption des technologies modernes de plantation et des techniques de gestion appropriées et modernes. Ce seront les conditions requises pour être éligible à une couverture d?assurance. Cela contribuera à une augmentation de la productivité et des revenus.

Propos recueillis par Kamlesh BHUCKORY

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