Publicité
Questions à?François de Grivel
nouveau président de la Mauritius Export Processing Zone Association (MEPZA)
● Quelles sont vos priorités pour 2006?
Le programme établi porte sur la relance de l?association avec de nouvelles activités liées au ?seafood hub? et au secteur des services, ainsi que le développement de nouvelles activités industrielles, créant une dynamique économique pour le pays. En augmentant le nombre de nos membres, nous dégageons une meilleure représentativité dans le secteur de l?exportation. La finalité sera de créer aussi une dynamique industrielle dans l?intérêt de Maurice, et donner une bonne confiance à l?ensemble des entreprises de la zone franche.
Dans une situation de compétition internationale, les producteurs locaux ont la capacité de livrer, dans les délais, des produits de qualité avec une logistique adaptée pour répondre aux exigences de la clientèle.
Sur le plan structurel, dans la MEPZA revisitée, les quatre vice-présidents, Ahmed Parkar, Maurice Vigier de la Tour, Mukesh Gopal et Eddy Young, s?occuperont d?un dossier spécifique, que je vais chapeauter en tant que président.
● En tant que nouveau président, quelle est votre analyse de la situation?
Elle est différente de celle de la délicate année 2005. Je reste optimiste que nous pourrons améliorer nos exportations de 5 % pour le textile et le non-textile, surtout avec l?inclusion de nouvelles activités telles que le ?seafood hub?.
● Au vu des investissements par milliards dans le textile, peut-on parler de nouveau départ?
Les investissements actuels sont importants. Ces capitaux nouveaux symbolisent la confiance qu?ont certains en l?île Maurice. Nouveau départ ? Je ne sais pas. Mais il y a une relance dans l?industrie de l?exportation.
En même temps, en tant qu?association, nous espérons que les autorités répondent le plus rapidement possible à nos attentes sur les permis de travail, par exemple.
● Qu?est-ce que vous attendez concrètement du gouvernement ?
L?association MEPZA entretient de très bonnes relations avec les hommes politiques et les ministres concernés par notre activité. Néanmoins, il est souhaitable que le processus de traitement de dossiers, soit plus rapide pour les différents permis, autorisations et autres. Je suis convaincu que cela s?améliore grâce au travail de concert mené entre les secteurs public et privé.
● Le fret reste un poids lourd. Il est même question d?une ligne de Rs 500 millions pour alléger le fardeau. Vos commentaires.
Les négociations sont continues. De plus, le fret et la surcharge du fuel restent des coûts importants pour les exportateurs. Nous sommes en discussions avec les transporteurs aériens, dont Air Mauritius et les prestataires de services maritimes ainsi qu?avec les autorités concernées.
Propos recueillis par K. B.
Publicité
Publicité
Les plus récents