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Querelles autour de la demande de congé de l?ex-maire Seetohul

27 décembre 2007, 00:00

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Une demande de congé qui fait l?objet de vifs débats, l?annonce d?une démission? La réunion spéciale du conseil municipal de Quatre-Bornes était très animée hier. Celle-ci était présidée par l?adjoint au maire, Jean-Francois Batour, qui pour la première fois depuis le départ de l?ancien maire, Munee Seetohul, assure officiellement la suppléance. Ce dernier était absent de la réunion.

Celle-ci a été marquée par l?annonce de la démission de Vijay Beeharee, en tant que président du comité des Finances. Le conseiller avait été arrêté par l?Independent Commission against Corruption (ICAC) pour avoir pris part à des réunions du comité alors que ses proches avaient fait une demande pour un étal au marché de la ville.

C?est d?ailleurs Vijay Beeharee qui interpellera le maire en premier sur la motion visant à avaliser la demande de congé de Munee Seetohul. Il estime que toute demande de congé ne doit être approuvée que pour six mois, comme l?indique la loi. L?ancien maire de Quatre-Bornes avait été arrêté à la suite d?une enquête de l?ICAC pour avoir participé à une réunion alors que son épouse avait fait une demande pour l?obtention d?un étal à la foire de Quatre-Bornes.

La lettre de l?ancien maire fait mention de «la fin de l?enquête» et du moment où il aurait été «blanchi» par les autorités compétentes. «Qu?est-ce qui se passe si l?enquête se poursuit sur trois ans. C?est anormal. Il sera alors absent pour une période indéterminée», s?interroge le conseiller. Devant son insistance, et celle du conseiller Dhiren Gungabissoon, Jean-François Batour soutient que la mairie n?a fait que respecter la décision de Munee Seetohul.

«Absent pour une période indéterminée»

C?est cependant Suren Appadu, un ancien maire, qui en défendant Munee Seetohul, a mis plusieurs points en avant et a causé une certaine agitation. Pour bien se faire comprendre, il s?énerve et ne manque pas d?interpeller le maire par intérim. Un des volets de son long plaidoyer : avoir la garantie que le maire pourrait revenir quand il le souhaitait et qu?entre-temps, il n?y aurait pas d?élection pour un nouveau maire.

Jean-Francois Batour, quelque peur énervé, s?empresse de lui donner cette garantie. Robert Pallamy, également conseiller, cherche à calmer les esprits et demande que la motion soit modifiée en ce sens.

Il déplore aussi que le blâme ait été jeté sur le conseil alors que, selon lui, il s?agit d?«un vice de procédure et non d?une affaire de corruption».

Suren Appadu, toujours, très en verve revient à la charge, demandant qu?il n?y ait pas d?élection de maire, donnant pour cela une autre interprétation de la loi, qui indique qu?après une vacance au poste de maire pour un casual leave, une élection doit se faire dans les 15 jours. Il insiste aussi sur le fait que la loi ne fait pas état de conditions précises pour une demande de congé d?un maire et veut savoir sur quelles dispositions de la loi le Chief Executive de la mairie s?est basé pour la demande de congé. D?autant que ? et il y reviendra à plusieurs reprises ? ce départ «a été forcé et involontaire». Jean-Francois Batour, dit avoir demandé un avis légal. Et cite l?article 34 (b) du Local Government Act, relatif à une vacance au poste de conseiller mais qui s?applique également au maire.

Quant à Munee Seetohul, il ne devrait participer à aucune réunion du conseil ni à celle d?aucun comite émanant du conseil.

De son côté, Vijay Beeharee, en dépit de sa décision de démissionner, n?a pas manqué de contester vivement son arrestation. Se disant dans un Etat de droit, il demande aux juristes de s?atteler à déceler les ambiguïtés au niveau des lois ayant abouti son arrestation. D?un ton ferme et décidé, il fait comprendre qu?il compte protester officiellement contre son arrestation qui, dit-il, le «prive de sa liberté de quitter le pays».

Quant aux deux autres conseillers arrêtés, soit Kishore Chady et Chetanand Pursun, ils sont toujours membres des comités : le Public Health Committee et de celui des Travaux.

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