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Quelques mots en réponse à Alain Gordon-Gentil

2 juillet 2003, 20:00

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  1. Mon point concernant la part significative du secteur privé dans les négociations pour le Protocole Sucre, est justement illustré, dans les propos de M. Gordon-Gentil, par la présence de Sir Guy Sauzier, dont on ne soulignera jamais assez la contribution. Sir Guy Sauzier était le représentant du secteur privé au sein de ces délégations et ce n?était pas la responsabilité des administrateurs et des cadres ?

  2. Il n?a jamais été question pour moi d?ignorer la portée historique du Protocole Sucre dont j?ai d?ailleurs souligné toute l?importance dans ma réponse. Je m?élevais, au fait, contre le cliché et la vision simpliste à l?effet que, depuis le Protocole Sucre, ?l?industrie sucrière se la coulait douce? et que l?industrie sucrière ne semblait exister que depuis le Protocole Sucre.

  3. L?industrie sucrière ne demande qu?à être mise sur le même pied que tous les autres secteurs d?exportation, afin de pouvoir affronter la compétition. Pas de faveur mais pas de contrainte supplémentaire non plus.

  4. Le VRS a été proposé aux travailleurs agricoles et non agricoles et près de 8 000 d?entre eux ont répondu volontairement à cette offre en présence de la Sugar Authority.

  5. Les documents dans lesquels l?industrie sucrière fait mention des négociations internationales sont probablement trop nombreux pour être cités. Par exemple, à l?occasion du litige devant le Tribunal d?arbitrage permanent, la Mauritius Sugar Producers? Association a soumis un rapport commandité de Landell Mills, consultants internationaux pour le sucre, traitant en longueur de ces questions.

  6. En ce qu?il s?agit de la pensée unique, je me suis simplement prévalu du droit de réponse. Il va de soi que chacun a le droit de critiquer l?industrie sucrière mais cette dernière a aussi le droit de se défendre et (?) (?) de rétablir les faits là et quand c?est nécessaire. Par ailleurs, l?industrie sucrière évolue rapidement, se modernise et prend les mesures nécessaires pour ne pas être prisonnière de son histoire et de cette perception négative.

  7. Nous ne sommes pas insensibles à la détresse des plus démunis et de ceux qui n?ont pas d?emploi ; personne n?a le monopole du c?ur ! D?ailleurs, les membres de la MSPA ont offert un plan de formation aux jeunes travailleurs ayant opté pour le VRS. Mon unique but, en réagissant à un cliché utilisé par M. Dubourg qui faisait une association entre les ouvriers de l?industrie sucrière et ceux du textile du Nord de la France, était de souligner que le plan social proposé aux travailleurs de l?industrie sucrière était volontaire, généreux et sans comparaison aucune avec ce qui est généralement proposé à Maurice ou à celui offert aux ouvriers du textile en France. Je soulignais ainsi une référence non appropriée.

Je me devais d?apporter ces précisions et compte, pour ma part, clore les discussions.

Patrice LEGRIS Directeur, MSPA NdlR : Pour nous aussi le débat est clos.

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