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Quelle époque épique !
Le capitaine Nathan Algren a livré maintes batailles contre les Sioux en Amérique. Fort de son expérience des combats, il devient conseiller militaire au profit de l’empereur japonais. Soucieux d’ouvrir son pays aux traditions et au commerce occidental et dans un besoin d’éradiquer l’ancienne caste guerrière des samouraïs, l’empereur pense avoir trouver l’homme qui lui permettrait d’y arriver. Mais Nathan est rapidement influencé par la philosophie et les causes chères aux samouraïs. Pris entre deux feux, il se retrouve au cœur d’une confrontation entre deux mondes et deux époques.
Passionné par les valeurs qui constituent la clé de voûte de la culture samouraï, notamment l’idée que la violence et la compassion cohabitent, que l’apprentissage de la poésie, de la beauté et de l’art, dans la formation du guerrier sont aussi nécessaires que le maniement du sabre, Edward Zwick s’intéresse ainsi dans son film à l’émergence d’une spiritualité chez un Occidental.
C’est ainsi que le réalisateur présente des personnages multiples, qui à travers une action combinée, vivent une aventure palpitante, au propre comme au figuré. Son film se conjugue autour d’un immense voyage qui prend la forme d’une quête initiatique, dont l’issue finale se concentre autour de la découverte ou de la retrouvaille de certaines valeurs philosophiques et spirituelles. Tout cela dans un Japon reconstitué qui s’applique à refléter scrupuleusement la vérité historique du pays. L’équipe technique s’entoure ainsi d’experts, d’universitaires et de scénaristes japonais, capables de mettre en images, cette peinture fidèle du Japon au temps des samouraïs.
<B>Un voyage initiatique</B>
Homme profondément tourmenté, confronté au déshonneur et à la perte de ses valeurs, Nathan Algren accomplit ainsi un voyage initiatique pour la reconquête de sa dignité et de sa confiance. Pour porter ce personnage, Edward Zwick a fait appel à Tom Cruise. L’acteur s’est ainsi jeté à corps perdu dans la préparation de son film et a décroché, à juste titre, une nomination à l’Oscar du meilleur acteur en 2004.
Rompu à de multiples entraînements physiques et sportifs, Tom Cruise s’est initié au combat à main nue, à l’équitation, aux duels au sabre, jusqu’à épouser le comportement du samouraï. Respecté dans la profession pour son investissement total, Tom Cruise arrivait sur le plateau de tournage deux heures avant l’équipe technique pour poursuivre son entraînement. C’est donc lui qui exécute la totalité des cascades, tout en enchaînant cinq jours de combat, nuit et jour, afin d’affronter de redoutables ninjas. Athlète confirmé, l’acteur n’a eu aucun mal à relever tous les défis physiques que son rôle exigeait. «Je me suis senti devenir Algren. J’ai vécu dans ce village sa transformation émotionnelle et physique,» a-t-il avoué.
Le film s’est révélé un défi également pour l’équipe technique. D’abord au niveau des décors. Lilly Kilvert, la chef décoratrice, a tout mis en œuvre pour reconstituer le Japon de la fin des années 1870. Avec l’aide de divers experts, l’équipe technique a même reconstitué les arbres conformément aux traditions d’antan. Le paysage du champ de bataille où se déroule le combat spectaculaire, se trouve en Nouvelle-Zélande. Le défi de l’équipe technique se situe également au niveau des costumes. Le travail de Ngila Dickson, costumière de la trilogie du Seigneur des Anneaux et de la série télévisée à succès, Xéna la guerrière, est à saluer.
Cette dernière qui a dessiné pas moins de 250 costumes, s’inspira de documents et de photos historiques afin de restituer une certaine authenticité aux costumes. Elle utilisa ainsi l’emblème du chrysanthème, symbole de la famille impériale, porté comme ornement sur les manches des uniformes de la garde royale et ne manqua pas de dessiner d’autres costumes, tout aussi inspirés, pour les villageois, entre autres.
Le tournage mobilisa ainsi des moyens techniques et humains considérables. Six cents figurants japonais et quatre cents figurants néo-zélandais ont été réunis sur les différentes séquences. La troupe militaire impériale nécessita six cents autres figurants japonais. Les effets visuels sont également impressionnnants. Jeffrey A. Okun, le superviseur des effets visuels, réalisa par infographie, les effets de pluie de flèches sur les guerriers, ainsi que les nombreuses explosions durant les scène de combats.
Le dernier Samouraï est un grand spectacle épique, dans la pure traditions des grosses productions dont seul Hollywood a le secret. Les chevauchées au ralenti, les discours sur l’honneur et la quête de ce héros à la fois fort, vulnérable et attachant, font de ce film, une impressionnante réussite.
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