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Quand une histoire d?amour tourne au cauchemar

27 mars 2004, 20:00

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La bataille juridique entre Ivan Collendavelloo, avocat, député et secrétaire général du Mouvement militant mauricien et sa compagne Pramila Patten, elle aussi avocate et experte d?une agence des Nations unies militant contre les discriminations à l?égard des femmes, prend une tournure dramatique.

Les deux conjoints qui vivent en union libre depuis quinze ans avaient porté devant les tribunaux les désaccords qui minent leur vie de couple depuis quelques années. Il y a une semaine, Ivan Collendavelloo avait juré un affidavit pour entre autres interdire à sa compagne de vendre leur maison qui se trouve à Albion.

Jeudi, Pramila Patten jure un contre affidavit pour réfuter les affirmations de son compagnon. L?avocate y donne des détails plutôt scabreux de sa vie de couple. Mais, le même jour, Ivan Collendavelloo obtient un ordre de la Juge Premila Balgobin interdisant à la presse de parler du contenu des affidavits et d?autres documents relatifs à cette affaire.

La compagne du secrétaire général du MMM n?en démord pas. Vendredi, elle demande à la cour de Bambous de lui accorder un « Protec-tion Order » provisoire, en vertu du

« Domestic Violence Act » (DVA). Cela après avoir fait une déposition à la police dans laquelle, elle reprend, dit-elle, les points contenus dans son contre affidavit. C?est dire combien les relations se sont envenimées entre les deux amants. La relation de rêve est devenue explosive !

Pramila Patten soutient que sa demande d?un Protection Order est motivée par la crainte d?être agressée par son compagnon. « J?ai peur de ses réactions violentes », confie-t-elle . Elle affirme qu?elle a, dans le passé, subi des violences verbales et psychologiques. Elle déclare qu?elle a été également victime d?une tentative d?agression physique en août 2003.

D?après les provisions du DVA, quiconque ayant été victime de violence domestique et qui croit que son conjoint comporte une menace pour sa sécurité, peut saisir la cour pour un « Protection Order ». « L?objectif du Protection Order n?est pas de condamner la violence que la conjointe a subie dans le passé mais de déterminer si dans le futur, il y a une possibilité que le compagnon s?engage dans une conduite qui peut constituer une violence », explique l?avocat Fazil Hossenkhan.

Ivan Collendavelloo, lui, déclare n?avoir pas encore été informé de cette demande. Mais selon les provisions de la loi, il devra comparaître au tribunal de Bambous dans sept jours à partir de la date d?application du « Protection Order », soit le 31 mars.

Protection de la vie privée

Le déballage public des affaires privées révèle combien sont acrimonieuses les relations au sein du couple Collendavelloo-Patten. Mais tout en portant leur contentieux devant les tribunaux, les deux protagonistes tentent maintenant d?empêcher la presse de parler de l?affaire. Leurs avocats évoquent le droit de leurs clients de protéger leur vie privée.

L?article 22 du Code Civil précise que chacun a droit au respect de la vie privée. Cette loi stipule que « les juridictions compétentes peuvent, sans préjudice de la réparation du dommage subi, prescrire toutes mesures, telles que séquestre, saisie et autres, propres à empêcher ou faire cesser une atteinte à l?intimité de la vie privée. Ces mesures peuvent, s?il y a urgence, être ordonnées par le Juge en chambre ».

Le nouvel épisode de ce contentieux risque d?être plus orageux. Ivan Collendavelloo a retenu les services de Me Gavin Glover, alors que Pramila Patten est défendu par un panel d?avocats composé de Rama Valayden, Nandraj Patten et Ravind Bunwaree.

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