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Quand treize autres s?invitent à table

10 juin 2007, 00:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Comme par enchantement, les nouveaux clubs de natation ont poussé comme des champignons à la veille des élections, annoncées pour bientôt, qui devront culminer vers un nouveau bureau de la Fédération mauricienne de natation. Une fédération sportive qui navigue sans gouvernail depuis avril dernier.

Alors qu?un comité ad hoc a été institué pour s?assurer que les compétitions soient maintenues et que des élections aient lieu dans le plus bref délai, voilà qu?un élément vient tout remettre en question au point qu?il faille solliciter avis légal et prendre conseil de la Fédération internationale de natation.

Mais bon sang ! D?où donc surgissent ces 13 clubs fantômes pour venir hanter une discipline qui ressemble déjà à un mort-vivant ? Le timing de cette mystérieuse apparition n?étonne guère. À chaque élection il y a des tentatives de parts et d?autres pour essayer d?influer sur le scrutin. Tous les moyens sont bons pour la prise du pouvoir, dit-on.

La colère des présidents de clubs après la réunion de jeudi avec le comité ad hoc est tout à fait légitime. Ce n?est pas normal que des éléments extérieurs viennent remettre à plus tard l?organisation d?élections qui sont nécessaires pour donner un nouveau souffle à la discipline à la veille des Jeux des îles de l?océan Indien.

Le Sports Act et les by-laws de la Fédération mauricienne de natation peuvent ne pas être clairs au sujet de cette fameuse demande des 13 nouveaux clubs pour obtenir leur affiliation et ainsi participer aux élections. Mais dans ce cas, il incombait au comité ad hoc de trancher. Car c?est bien lui l?instance suprême de la natation à Maurice actuellement.

En sollicitant un avis légal et celui de la Fédération internationale, le comité ad hoc veut se mettre à l?abri d?actions judiciaires venant des demandeurs d?affiliation en marge des élections. Une démarche qui peut être comprise, mais après beaucoup d?efforts. Une couleuvre qui passe très mal !

Ce faisant, Michel Kwon, Patrice Leclair et Sewanarain Awatar, les membres du comité, s?exposent à une fronde sans doute plus forte de la part des clubs déjà affiliés. Les présidents de ces clubs-là ont déjà signifié leur intention de saisir la justice et d?alerter la Fédération internationale si jamais les 13 clubs en questions sont ?admis? en marge des élections. Ils voient d?un mauvais oeil la démarche et croient que certaines personnes sont en train de tirer les ficelles dans un but précis. C?est leur droit.

Sur ce coup-là, Michel Kwon et ses acolytes ont réussi à réaliser un exploit, c?est-à-dire réunir autour d?une cause des gens qui se tiraient dans les pattes et qui n?étaient pas du tout en odeur de sainteté il y a quelques semaines. Preuve s?il en faut que ces dirigeants peuvent s?entendre avec une dose de bonne volonté. Dommage que les enfantillages des uns et des autres a mené à la situation actuelle?

Pour en revenir à ces élections futures, il semble plus logique de procéder avec les clubs actuels, qui ont des nageurs dans la sélection pour les Jeux des îles, qui ont des structures d?entraînement et qui présentent des participants (poussins à seniors) lors des différentes compétitions locales.

On peut naturellement comprendre la colère des présidents que des clubs ?will be? et pas encore actifs (même s?ils sont dûment enregistrés auprès du Registrar of Associations) puissent avoir la possibilité d?influer sur une décision aussi importante que la mise en place d?un bureau d?une fédération sportive.

Une élection fédérale n?a rien à voir avec un scrutin national. On ne remet pas à jour le registre électoral à la veille du scrutin?

Il aurait été simple pour le comité ad hoc de dire aux quémandeurs d?affiliation que la priorité est la tenue d?élection et que ce sera au nouveau comité démocratiquement élu d?étudier les demandes au cas par cas.

Avoir une multiplication de clubs alors même qu?il y a un manque d?infrastructures pour la pratique de la discipline n?est pas la solution non plus. Cela relève de la logique simple.

Il est à espérer que le bon sens va primer d?un côté comme de l?autre, car on a plus qu?assez de ce mauvais film qu?on joue à épisodes interminables depuis longtemps à la Fédération mauricienne de natation.

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