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Quand les restaurants poussent comme des champignons
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Quand les restaurants poussent comme des champignons
A Chamarel, les restaurants sont au nombre de 18. Pour ce village de 800 habitants, le chiffre est important. Qui plus est, ils sont tous concentrés dans le même quartier. Des habitants ont trouvé du travail mais le nombre accru favorise certaines tensions entre les restaurateurs.
Tout a commencé en 2001. Le gouvernement d?alors présente le plan intégré pour le développement de Chamarel. Il encourage les habitants à se lancer dans la restauration et plus précisément des tables d?hôte. C?est ainsi que plusieurs de ces habitants ont bénéficié d?une formation pour ?uvrer dans ce secteur. C?est alors qu?il y a eu l?ouverture des tables d?hôte, Pierre Paul, Palmier et un autre, Le Barbizon, appartenant à Rico L?Intelligent. Il est également président du village et avait siégé au sein de plusieurs comités dans le cadre du plan intégré de Chamarel. «Ils sont nombreux ceux qui ont suivi des cours en restauration. Je pense qu?ils ont perdu beaucoup de temps», dit-il.
Concurrence fatale
Récemment, plusieurs restaurateurs de la région du sud et du sud-ouest se sont implantés à Chamarel.
Les restaurants étaient une vingtaine l?année dernière. Mais la concurrence a été fatale pour certains. Il y a de ceux qui souffrent toujours alors que d?autres disent qu?ils ont leur s clientèles. Sonia Digumber, propriétaire de deux restaurants à Charamel dont Le Coin tropical et Le Domaine du Chasseur, parle de la diversification. «J?ai mon propre style et ma propre cuisine. Je ne pense pas que le nombre de restaurants à Chamarel est un problème. Chacun trouve son compte», dit-elle. Elle soutient ses dires en mentionnant l?ouverture de son nouveau restaurant.
Un autre restaurant qui ne semble pas souffrir de la concurrence, est Chez Ruben. Le propriétaire, Ruben Sengayen, dit miser sur la qualité des prix. Il souligne que ses plats sont beaucoup moins chers comparés à d?autres et il offre plusieurs types de cuisine. Le restaurateur a consacré une salle à la cuisine indienne pour des touristes religieux qui visitent Grand-Bassin.
L?ouverture de ces restaurants favorise la concurrence déloyale. Les habitants de Chamarel qui ont ouvert une table-d?hôte disent être victimes de compétitions injustes. Quelques-uns songent à ne pas payer leurs patentes. Les propriétaires des tables d?hôte ne le diront pas ouvertement car ils souhaitent vivre en bon voisinage.
Quoiqu?il en soit, les touristes continuent d?affluer vers Chamarel et les restaurateurs doublent d?efforts pour que leurs commerces marchent.
FRUSTRATION
Pratique déloyale
Ils sont nombreux à Chamarel à dénoncer certaines pratiques. Ils accusent certains restaurateurs de payer de grosses sommes d?argent aux chauffeurs de taxi pour qu?ils emmènent des clients déjeuner chez eux. Les touristes paient non seulement leurs plats, mais aussi la commission due aux chauffeurs. Un des plus anciens restaurateurs de la région demande au ministère du Tourisme de réagir car des touristes se font arnaquer et un autre ajoute que les touristes ne sont plus libres de faire leur choix.
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