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Quand la fête est triste
Arbre de Noël, guirlandes, lampions, ballons de toutes les couleurs égayent les salles 1 et 2 du service pédiatrie de l?hôpital de Flacq. Une salle propre et ordonnée qui respire la fraîcheur et la fête. Dans certains yeux pourtant, la lumière de Noël ne traverse pas...
Yashna, six ans, vient d?émerger d?un coma de 21 jours où l?a plongée une encéphalite. Elle ne parle pas et commence à peine à reconnaître sa grand-mère qui joue le rôle de maman, celle de Yashna étant souffrante. A côté sur le lit voisin, Viditwantee, 16 ans et demi. Paralysée des mains et des pieds depuis une convulsion à l?âge de trois jours, l?hôpital est devenu son domicile.
Pour ses deux petites pensionnaires du service pédiatrie de l?hôpital de Flacq comme pour bien d?autres, Noël ne sera pas un jour différent. Toute la bonne volonté du personnel hospitalier pour faire de la Patients? Annual Day un jour de fête n?y fera rien. Certains petits patients sont dans un autre monde.
Le ministre de la Santé était hier à l?hôpital de Flacq pour jouer au Père Noël. Jusqu?à dimanche, une personnalité visitera ceux des autres régions. « C?est une vieille tradition. Il faut mettre en confiance les patients en période des fêtes, leur faire se sentir chez eux », déclare le ministre de la Santé, Ashock Jugnauth. Une tâche à laquelle infirmiers et infirmières se dévouent. Si les guirlandes et les cadeaux font à peine réagir certains, le réconfort qu?ils prodiguent aux enfants et aux parents fait, lui, briller les yeux. C?est peut-être ça la magie de Noël.
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