Publicité

Quand la formation ne suit pas la demande

8 avril 2004, 20:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

LA DEMANDE du marché des technologies de l?information et de la communication (Tic) dépasse l?offre. Les efforts de formation n?ont pas été suffisants pour fournir le pays en main-d??uvre qualifiée dans ce domaine. Le pays aura besoin d?ici 2006 de 3 000 spécialistes (postgraduates) et de 10 000 professionnels (diplômés-graduates) en Tic. Or, d?après le rapport de suivi de la task force on e-education & e-training, finalisé en début d?année, il est ?fort improbable que ces objectifs seront atteints?. Les projections de la Tertiary Education Commission (TEC) pour 2005 indiquent que le pays ne comptera que 305 spécialistes et 3 611 professionnels, soit 10 % et 36 % respectivement des objectifs fixés.

Pour les autorités, les choses avancent toutefois comme prévu. ?Depuis 2000, il y a eu une explosion dans le domaine de la formation et nous allons dans la direction souhaitée?, a déclaré le ministre de l?Education, Steven Obeegadoo, lors d?une conférence de presse, hier, à l?hôtel Labourdonnais, Port-Louis.

Depuis quelques années, le secteur de la formation s?intéresse de très près aux Tic. 98 institutions privées donnent des cours à plusieurs niveaux et 28 au niveau tertiaire. ?Pour réussir, il nous faut impérativement un coup de main du privé. Seuls, nous n?y parviendrons pas?, affirme Raj Lutchmeah, directeur exécutif de la TEC.

Cependant, plusieurs stratégies sont mises en oeuvre pour accélérer la formation et ouvrir des cours de qualité à ceux qui veulent se lancer dans le domaine des Tic. Parmi les initiatives, la mise sur pied d?un campus de l?Indian Institute of Technology de Bombay à Maurice et la mise en pratique d?une échelle de sept niveaux de connaissances en Tic. Chaque cours correspondra à un niveau. Pour cela, il faut amender le Tertiary Education Commission Act. ?Nous voulons mettre de l?ordre et avoir une assurance qualité?, a souligné le ministre.

Efforts additionnels

Le Computer Proficiency Project (CPP) du National Proficiency & Competitiveness Council (NPCC) sera également mis à contribution. Ce projet conjoint privé-public a débuté en octobre 2002. Pas moins de 13 500 personnes, dont 5 000 enseignants, ont profité de ce programme de compétences en Tic. ?La priorité est de donner à chaque Mauricien un niveau de compétence?, souligne Raj Makoond, directeur du Joint Economic Council (JEC). Le CPP offrira d?autres cours correspondant à des besoins spécifiques, notamment pour les fonctionnaires.

Au niveau de l?éducation, des efforts additionnels seront faits. Les 5 % d?étudiants ? un total de 3 312 ? du secondaire, qui ne suivent aucun cours lié aux Tic, devront s?y mettre. Au niveau du primaire, selon les chiffres du ministère, 247 écoles primaires ont entre un et cinq ordinateurs et imprimantes. 327 enseignants sont postés dans les écoles depuis l?année dernière.

Le School IT Project, qui comprend la construction de laboratoires informatiques dans chaque école, est toujours d?actualité. ?Le gros de ce projet est toujours en voie de préparation. De nouvelles idées sont avancées et nous nous penchons sur ces propositions?, indique le ministre de l?Education.

Publicité