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Quand Gokhool s’engage…

1 mars 2006, 20:00

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La quête de l’excellence. Que ceux qui ont le potentiel se dépassent et ceux qui sont moins doués trouvent leur compte dans la nouvelle éducation que Maurice compte offrir à ses enfants… Dharam Gokhool, invité de la MBC hier soir, a eu l’occasion de s’expliquer en détail sur sa réforme. Et il prend un engagement: “Tous les élèves auront droit aux mêmes facilités.”

D’abord, le ministre de l’Education justifie sa réforme. “Nous avions, durant la campagne électorale, expliqué à la population ce que nous comptions faire: donner une opportunité à tout le monde dans la justice sociale et démocratiser l’accès à l’éducation. C’est dans notre programme électoral et c’est dans le discours-programme. Nous sommes en train de tenir la promesse faite à la population”, explique Gokhool.

Par justice sociale, le ministre de l’Education explique qu’il veut redonner aux enfants la mobilité. “Ils ne sont pas obligés de se cantonner à leur région.” Ainsi, les parents qui remplissent les formulaires d’admission auront le choix de faire inscrire leurs enfants dans des collèges à recrutement régional ou à recrutement national. Mais il faudra mériter cette place dans un collège à recrutement national.

C’est la raison pour laquelle le grading a été “raffiné”. Au lieu de l’ancien A (75 à 100), les plus performants seront départagés en A+ (90 à 100), A, B, C etc. Ce “raffinement” permettra la sélection de ceux ayant opté pour les collèges nationaux. Si la demande dépasse l’offre, comme c’est souvent le cas, il faudra départager les A+. Ceux-là se trouvent dans la fourchette de 360 à 400 points. Ils seront ainsi départagés.

Cette tâche reviendra au Mauritius Examinations Syndicate “qui a l’habitude de faire cet exercice”, assure le ministre. Par mesure, il veut surtout inciter les jeunes à “viser l'excellence”.

Mais, insiste Gokhool, ne pas avoir atteint l’excellence n’est pas non plus un problème. Pour ceux qui n’ont pas été admis dans les collèges à recrutement national, il y aura les collèges régionaux en quantité suffisante même si les infrastuctures et aménités laissent toujours à désirer. C’est aussi un problème auquel le ministère est en train de s’attaquer, explique Gokhool.

Le recrutement dans ces collèges qui auront les mêmes facilités que les collèges nationaux, que ce soit en termes d’infrastructures ou de ressources humaines, sont le choix du parent, le grade aggregate et la proximité. Et là, le ministre précise qu’il trouve un élément d’injustice à ce critère.

Mais, ajoute Dharam Gokhool, l’accès au secondaire n’est qu’une mesure de la réforme. “Nous avons adopté une méthode holistique.” Déjà l’année dernière, il y a eu la révision du curriculum, “le coeur de l’éducation”, la formation continue des enseignants et des recteurs et “une série de mesures”, explique le ministre.

A la critique de “trop de compétition”, Dharam Gokhool répond que “si nous sommes en train de viser l’excellence, nous devrons pouvoir encourager les enfants à faire plus d’efforts”. Il ajoute que malgré le taux de 65 % de réussite au CPE, “le niveau a régressé”.

Pour ceux qui n’arrivent pas à réussir à ces examens “parce que tous les enfants sont différents”, la filière préprofessionnelle sera revue et améliorée. Trois ans de prevoc, un an de foundation, puis passage à l’IVTB avec l’option de retourner dans le mainstream s’ils le désirent ou un perfectionnement tertiaire dans leur filière technique… “Il ne faut pas oublier que 80 % du marché de travail demande une qualification technique ou préprofessionnelle”, ajoute Gokhool.

En ce qui concerne l’enseignement supérieur, l’université de Maurice serait saturée. Le ministre annonce la construction d’une troisième université et veut que la population estudiantine à l’université atteigne 35 % à l’avenir.

“Aucun enfant ne sera laissé pour compte”, conclut un Dharam Gokhool, main posé sur le cœur, sur le plateau live de la MBC.

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