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Quand 15 000 partisans se déplacent
<B>Navin Ramgoolam prône la discipline</B>
Discipline. Le mot est revenu sans cesse lors du rassemblement de l?Alliance sociale (AS) à Vacoas hier. Le leader du Parti travailliste (PTr), Navin Ramgoolam, et les autres orateurs estiment, en effet, qu?il s?agit d?une qualité cruciale pour faire face à la situation économique. Le discours de chacun rappelait l?imminence de l?exercice budgétaire prévu pour le mois prochain. Tous ont, ainsi, insisté sur les défis économiques à venir et appelé à la solidarité nationale sur cette question.
Les intervenants se sont exprimés devant une foule visiblement de bonne humeur. Les discours étaient entrecoupés de chansons. Un concert a aussi été proposé, en deux parties. Une dizaine d?artistes étaient présents, notamment Sandra Mayotte, Gérard Louise, les Baje Baje Boys ou encore Jean Marc Volcy.
Si un des partenaires de l?alliance avance le chiffre de 10 000 partisans présents, Navin Ramgoolam affirme que le nombre de personnes s?étant déplacées représente plus que celles qu?ont rassemblées le MMM et le MSM réunis.
Les premiers intervenants ont demandé à l?assistance d?écouter attentivement le discours de Rama Sithanen. Il a évoqué les réformes à venir dans l?industrie sucrière et la zone franche principalement. L?économie du pays, dit-il, devra se reposer sur d?autres piliers comme l?informatique et le seafood hub, entre autres. Le sucre, la zone franche, le tourisme et le secteur financier ne suffisent plus. L?ouverture vers l?étranger doit s?accélérer, déclare-t-il.
Rejoignant son ministre des Finances dans son analyse de la situation économique, Navin Ramgoolam a annoncé des jours difficiles. La fin du protocole sucre, le démantèlement de l?accord multi-fibre, le prix du pétrole, qui prend l?ascenseur sont autant de points qui ont été soulevés. Et, dit-il, ils vont certainement rendre la conjoncture encore plus difficile.
<B>?Une facture d?électricité à Rs 500 000?</B>
Prônant lui aussi la discipline, Rashid Beebeejaun a expliqué que la population doit en faire preuve ?au travail, dans vos actions et dans vos pensées?. Mais l?exemple venant d?en haut, il doit être donné par l?hôtel du gouvernement. C?est pour cela que, tout en affirmant que ?chaque sou que nous dépensons, c?est votre argent?, Rama Sithanen dira qu??il nous faut éviter le gaspillage, l?inefficacité et la corruption. Tout cela, pour pouvoir utiliser l?argent afin de vous offrir un meilleur service?.
Navin Ramgoolam a ainsi expliqué qu?il a réduit de 30 % la facture d?électricité au bureau du Premier ministre. La note, dit-il, s?élevait Rs 500 000 par mois. ?Le climatiseur était allumé 24 heures sur 24. Même dans le couloir du souterrain, le climatiseur reste allumé.? L?occasion pour lui de rappeler l?héritage lourd laissé par l?ancien régime. Il y a, soutient-il, des ?dettes partout?. ?Ils ont quitté Rs 120 milliards de dettes. Sans compter le déficit budgétaire qui se creuse et les prêts en dollars? Ou ti bizin gete ki kalite gaspiyaz inn fer ek ou lamone.?
Ce tableau pessimiste ne désarme toutefois pas Navin Ramgoolam. ?Mo ena konfians dan zot pou relev defi, pou fer sa pei la mars divan.? Il a demandé à la population de croire en elle-même : ?A l?étranger, le Mauricien est très débrouillard. Pourquoi ne peut-il pas avoir la même capacité dans son pays??
Il compte, pour cela, trouver une solution pour rendre le financement accessible à tous : ?La banque demande des garanties. Quelles garanties peuvent offrir des familles pauvres ? Nous trouverons une solution. Cela peut créer de l?emploi pour rendre le pays plus prospère.? L?Attorney General, Rama Valayden, a aussi abordé ce sujet.
Navin Ramgoolam a également évoqué l?Equal Opportunity Bill, qui sera présenté bientôt par le gouvernement : ?La méritocratie primera. Chacun aura sa chance. Ce pays n?est réservé à personne.? Cette législation, qui a toujours eu les faveurs de Xavier-Luc Duval, a été reprise par ce dernier. Navin Ramgoolam a aussi repris son cheval de bataille, la démocratisation de l?économie.
Il a, en outre, expliqué une nouvelle fois la nécessité d?offrir une protection aux employés de l?Independent Commission against Corruption (Icac). ?Contrairement à ce que le MSM et Paul Bérenger avancent, nous n?avons pas voulu bloquer l?Icac dans son travail.? Si les critiques qui ont suivi contre l?opposition portaient surtout sur sa division et plus frontalement sur Paul Bérenger, Pravind Jugnauth a, lui, été épargné personnellement. Quelques membres de l?AS n?ont toutefois pas manqué d?attaquer Ashock Jugnauth.
Navin Ramgoolam a ainsi déclaré que l?ancien Premier ministre, sir Anerood Jugnauth, lui a raconté que quand Rashid Beebeejaun, alors dans l?opposition, interpellait l?ancien ministre Ashock Jugnauth, Paul Bérenger avait trouvé à redire. ?Li ti mem trouve ki li pe fane, li inkonpetan e azordi, pli bon ki Ashock Jugnauth pena.? Il a même qualifié Ashock Jugnauth de ?tonneau vide?.
Le leader du PTr estime donc que le parti qui représente tout le monde est l?Alliance sociale : ?Il n?y a pas d?autre parti national aujourd?hui. Il n?y a aucune proposition alternative pour bâtir l?île Maurice.? Ce constat fait, il a sollicité l?assistance pour qu?elle ne fasse pas confiance ?à ceux qui placent leur intérêt personnel avant l?intérêt du pays?
<B>?C?est une alliance naturelle?</B>
Le leader-adjoint du PTr, Rashid Beebeejaun, a, quant à lui, résolu de répondre aux attaques de l?opposition dans son discours. ?Bhagwan avance, dans les régions rurales, que Navin Ramgoolam vous a embêté, c?est Rashid Beebeejaun qui est au pouvoir. Et quand il va à Plaine-Verte, il soutient que Rashid Beebeejaun ne vaut rien.?
Xavier-Luc Duval a soutenu, pour sa part, que si dans un an, le gouvernement n?a pas pu démocratiser l?économie et qu?un waiter a toujours Rs 6 000, ?alors Xavier-Luc Duval a failli mais je vous donne ma parole que tel ne sera pas le cas?.
Le leader du Mouvement Républicain, Rama Valayden, a, lui, souhaité une réunification du PMXD et du PMSD. Un point que ni Maurice Allet ni Xavier-Luc Duval n?a toutefois soulevé. Maurice Allet a, en revanche, fait le parallèle entre cette alliance et celle de 1969 entre Sir Seewoosagur Ramgoolam et Sir Gaëtan Duval : ?sa mem lalians ki ti sanz pei. C?est une alliance naturelle.? Il a rappelé, alors que Xavier-Luc Duval n?était pas encore arrivé, que cela faisait dix ans que Sir Gaëtan Duval avait repris l?emblème du PMSD. C?était un 1er Mai.
Maurice Allet, qui dit avoir ?beaucoup de responsabilités depuis trois semaines?, soutient, en outre, qu?une ?communauté était orpheline? et que maintenant, la responsabilité des ?Joe? repose sur ses épaules. Le PMSD avait mobilisé plusieurs partisans. Les banderoles et pavillons bleus ne pouvaient pas passer inaperçus. Comme pour faire de la concurrence, le PMXD de Xavier-Luc Duval a aussi encouragé ses partisans à bien afficher leurs couleurs.
Par ailleurs, Prem Doonghoor, tout de rouge vêtu, a surpris plus d?un en remettant une guirlande à Navin Ramgoolam. Mais un petit incident à la fin du meeting a failli gâcher l?ambiance. Un partisan de la circonscription du leader du parti était furieux de ne pouvoir s?approcher de lui. ?Se nou ki amenn li o pouvoir?, a-t-il lancé à ceux qui l?en empêchaient.
Le mécontentement se sentait aussi chez certains du fait que Deva Virahsawmy a pris la parole, alors qu?il n?est pas même pas député. Quelques ministres comme Rajesh Jeetah, Etienne Sinatambou, et Satish Faugoo n?ont, eux, pas pris la parole?
<B>Bérenger : ?Le MMM plus fort que jamais?</B>
Seul contre tous ! C?est désormais ainsi que le Mouvement militant mauricien (MMM) et ses militants se voient sur l?échiquier politique. Hier, à la place Edouard VII, Rose-Hill, des vieux routiers du parti, mais aussi un nombre élevé de jeunes, dont pas mal d?adolescents, sont venus réaffirmer leur soutien aux leaders.
Mais les militants avaient visiblement fait la grasse matinée hier? A 10 h 20, lorsque Jayen Cuttaree, l?un de ses leaders-adjoint du parti arrive à la place Edouard VII à la tête d?environ 500 partisans, le sourire revient sur les visages des dirigeants. Il faut dire que la place était assez vide jusque-là. Une vingtaine de minutes après, alors que le meeting est déjà bien entamé, ce sont les troupes bien fournies de Deven Nagalingum arrivant du n° 8 (Quartier-Militaire/ Moka) qui viennent renforcer l?assistance. Ils sont suivis de plusieurs centaines de militants des alentours de Rose-Hill.
Au final, la foule était bel et bien présente. Une estimation que Paul Bérenger, leader du MMM, chiffre plutôt ?lao 10 000?. Pour lui, il n?y a qu?un seul constat à faire. ?Le MMM est plus fort que jamais? et qu?il faut considérer son parti comme étant ?le 1er parti du pays?. Pour bien faire passer le message, il répètera ces mots à quatre reprises, tandis que ravannes et maravannes battent le tempo. Visiblement heureux des réactions, le discours de Paul Bérenger sera cependant bref, inhabituellement bref. Au grand étonnement de beaucoup de partisans. Son intervention ne dépassera en effet pas les sept minutes.
Le regret que l?opposition ne soit pas unie sur la même plateforme est toujours présent. ?C?est bien dommage?, lance Paul Bérenger. ?Nou lafors se nou sinserite ek nou kouraz. Nou manz zot, ki li Vacoas, ki li Curepipe. Nou pa bisin lartis sorti deor nou?, s?enthousiasme le leader du MMM sous les cris de joie des partisans avant de s?en prendre au Parti travailliste.
?Zordi zot fonds ilimite. Pe gayn lamone depi brans local ban kompani internasyonal. Li byen dangere pou la demokrasi?, estime-t-il. Un peu plus de neuf mois après la prise de pouvoir de l?alliance sociale, Paul Bérenger constate que ?lekonomi anba lao? et que la sécurité publique est en pleine débâcle. Les griefs se succèdent : la corruption s?inflitre un peu partout, les travailleurs ?pe krazer par travayis?, ?ena pe komet krim kont zenfan?.
<B>?Nou pou balie PTr kan eleksion?</B>
Des élections générales ne tarderont pas. ?si pa sa lane là, lane prosen swa dapre?, prévoit Paul Bérenger qui a pris la parole en dernier. Le MMM a toujours été présent dans les grands moments de l?histoire de ses 37 dernières années et le sera encore, soutient-il. Et d?ajouter : ?Kouma en 2000, nou pou balie parti travayis kan eleksyon vini?.
Paul Bérenger attend par ailleurs une ?bonne? réforme électorale. Projet qu?il n?a pu mener à bon port lorsqu?il était Premier ministre ?par la faute du MSM?. A Ashock Jugnauth, qui a lancé son parti nommé Union nationale samedi dernier, le leader des mauves souhaite ?bonne chance? et constate que ?li finn pran enn bon depar?. Et en ce qui concerne le MMM, il promet qu?entre maintenant et les prochaines élections ?pou ena ban developma byen interesan et importan pou lavenir nou parti?.
Outre les critiques du régime en place, de nombreux orateurs ont évoqué le symbolisme du militant. ?A chak fwa ki MMM in touché, militan leve latet. Militan pa kontan kan fer fezer. Seul contre tous, le MMM vainqueur, me nou bisin travay dix fwa plis dan laville et lakampayn?, martèle Rajesh Bhagwan, un des secrétaires-généraux des mauves. ?Nous sommes des guerriers. Nou kinn amen developma dan pei?, ajoute-t-il alors que le président du MMM Sam Lauthan estime que ?le MMM pli vivan ki zame? et que la drogue fait de plus en plus de ravages..
Alan Ganoo, un des députy leaders, des mauves constate que Maurice était ?enn pei ki ti en chantier, inn vinn simetiere zordi?. Avant les élections générales, ?li ti dir pou sanz ou lavie dan 100 zour, zordi li pe dir 4 ans?.
Ajay Gunness trouve pour sa part que ?li ti bizin vin akter sa kloun là. Dire Navin Ramgoolam aret sanz nou lavie? alors que Steven Obeegadoo, secrétaire-général, avertit le patron de l?alliance sociale en disant que ?na pa fer dominère?. ?Pou sak injustice, fané, dominère, le MMM pou barr so semin?, lance-t-il à une foule qui laisse éclater sa joie. Il annonce d?ailleurs que la contestation de ?la contre-réforme Gokhool? sera finalement logée en Cour cette semaine.
?MMM for ever, Bérenger for ever?, affirme pour sa part Jayen Cuttaree. Le message à Pravind Jugnauth, leader du MSM, qui avait indiqué à plusieurs reprises récemment qu?il était temps pour Paul Bérenger de prendre sa retraite est clair : Bérenger est là pour toujours. ?Nou militan emerdé zordi. Nou pa dakor ki nou partner d?hier presente li zordi kouma nou adverser?, déclare encore Jayen Cuttaree.
Le meeting était présidé par Arianne Navarre Marie. Ho Chan Fong, Soodesh Roopun, Leela Devi Alear, Pradeep Jeeha, Veda Baloomoody, Françoise Labelle, Dev Ramnah, Ahmad Jeewah, Ivan Collendavelloo ont également pris la parole. A noter la présence de la famille Bérenger sur l?estrade ainsi que la présence de Prem Nababsing.
<B>Pravind Jugnauth, ?le seul espoir?</B>
?Faire une alliance avec le peuple.? C?est ainsi que le leader du Mouvement socialiste mauricien (MSM), Pravind Jugnauth, compte revenir au pouvoir. Et il affirme que ?ce sera dans pas trop longtemps?. D?autres orateurs, à l?instar de Nando Bodha, leader de l?opposition, voient en lui ?le seul espoir?. Ils s?exprimaient lors d?un meeting à la rue Chasteauneuf, Curepipe, hier
Lorsque Pravind Jugnauth a pris la parole, des centaines de personnes étaient éparpillées autour du podium, se protégeant du soleil de plomb qui brillait sur Curepipe. Les organisateurs parlent d?une foule de 7 000 personnes et citent des sources policières?
Si le leader du MSM a été très virulent envers Paul Bérenger, leader du Mouvement militant mauricien (MMM) et visiblement son adversaire principal, il a, en revanche, évité les attaques frontales contre le Premier ministre, Navin Ramgoolam. Ainsi, il a commenté les allégations de viol contre le conseiller travailliste Mathieu Laclé et exhorté le ministre des Terres et du Logement, Asraf Dulull, à ?s?avancer et ouvrir les dossiers de son ministère aux enquêteurs?. Cela, dans le cadre de l?enquête sur des allégations de corruption formulées par la compagnie sucrière de Bel-Air. Il a aussi ciblé le ministre des Finances, Rama Sithanen, responsable, selon lui, d?un ?fiasco total? au plan économique.
Reprenant les mêmes thèmes utilisés durant les semaines qui ont précédé le 1er mai, le leader du MSM a aussi évoqué le ?cauchemar? de crimes et de violence dans le pays, la réforme de l?éducation, la situation dans les prisons, l?allocation pour le transport? Concernant ce dernier item, il a lancé un appel à Navin Ramgoolam pour que l?allocation soit étendue aux personnes âgées.
Pravind Jugnauth a ensuite parlé de ?double trahison? de Paul Bérenger et d?Ashok Jugnauth, ancien membre de son parti. Il s?est dit fier d?avoir respecté son engagement pour faire de Paul Bérenger le Premier ministre du gouvernement MSM-MMM en 2003. ?Mon engagement avec Bérenger a duré jusqu?en 2005 et le Parti travailliste m?a sollicité pour une alliance. J?aurais été au Parlement aujourd?hui.? Il a exhorté le leader du MMM à ?prendre sa retraite?. Concernant l?avenir, le leader du MSM est resté assez flou. Il a affirmé que son parti a des idées et a repris le thème de paradis hors taxe, de hub ou encore d?une industrie sucrière ?plus profitable?. ?Le MSM va produire un nouveau miracle économique?, a-t-il promis.
Le meeting du MSM a démarré vers 10 h 45. La rue Chasteauneuf avait été coupée en deux, depuis les feux de la route Royale jusqu?à la station de taxis. Au moment où il y avait le plus grand nombre de personnes, vers 11 h 45, cet espace d?une cinquantaine de mètres de long était à moitié rempli.
Après un concert de musique populaire très rythmée, les dirigeants du parti se sont aussi adressés à l?assistance. Ils ont, eux aussi, abordé un certain nombre de thèmes utilisés durant la campagne de mobilisation : viols, crimes, corruption, réforme de l?éducation, augmentation des prix à la consommation, baisse du prix du sucre sur le marché européen?
<B>La ?faillite? du gouvernement</B>
Ils étaient quinze à prendre la parole, principalement les députés du parti comme Leela Devi Dookhun-Luchoomun, Maya Hanoomanjee, Mireille Martin, Sheila Grenade, Fazila Daureeawoo, Shekar Naïdu, Mahen Jhugroo, Showkutally Soodhun ou encore Sunil Dowarkasing qui présidait le meeting. Ils étaient épaulés par certains membres influents du bureau politique comme Prem Koonjoo ou Emmanuel Leung-Shing.
Les orateurs se sont exprimés chacun pendant quatre ou cinq minutes sur la ?faillite? du gouvernement ou bien lançant un défi à distance au MMM. Parmi eux, Joe Lesjongard, le président du MSM, a prévu un retour de Pravin Jugnauth à l?Assemblée nationale. ?Il sera leader de l?opposition et affrontera Navin Ramgoolam?, a-t-il prédit.
Nando Bodha, le leader de l?opposition, a, lui, parlé de la ?deuxième naissance du MSM?. ?Un nouvel espoir est né à Curepipe?, a-t-il lancé à la foule. Pour lui, le MSM veut être ?le principal parti de l?opposition au Parlement et sur le terrain?. ?Les jours du gouvernement sont comptés, ceux de Navin Ramgoolam sont comptés, Paul Bérenger ne pourra pas devenir Premier ministre à nouveau. Le seul espoir c?est que Pravind Jugnauth devienne le prochain Premier ministre?, a-t-il affirmé.
Le meeting du MSM a pris fin un peu avant 13 heures, en musique. A ce moment-là, une partie de la foule avait déjà quitté la rue Chasteauneuf pour aller profiter du soleil, à la mer ou ailleurs?
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