Publicité

Pêche au thon : attention danger

20 octobre 2007, 20:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

The Fisheries and Marine Resources Bill ne vous dit peut-être pas grand-chose, mais ce projet de loi qu?Arvin Boolell, ministre de l?Agro-industrie, se propose de déposer sur la table de l?Assemblée nationale est d?une importance capitale pour la survie du Seafood hub et pour la garantie de l?emploi des milliers de Mauriciens.

Il va permettre aux opérateurs mauriciens, surtout ceux qui achètent le thon pêché par les bateaux taïwanais, d?être sereins pour l?avenir. Le problème tire sa source dans le fait que pour l?Union européenne, Port-Louis est sur la liste noire des ports où les prises provenant des bateaux engagés soit dans la pêche illégale ou non régularisée sont déchargées.

Ces prises peuvent provenir de deux sources. D?abord des bateaux pirates, des fraudeurs. Ensuite, il y a les bateaux taïwanais. Si dans le premier cas, Maurice peut montrer patte blanche, elle n?est pas épargnée dans le second cas de figure. Car les bateaux taïwanais, du point de vue de l?Union européenne, sont considérés comme des navires qui ne sont pas autorisés à pêcher le thon dans le bassin de l?océan Indien, vu que Taïwan n?est pas une entité propre selon la République populaire de Chine.

Or, Maurice traite avec les propriétaires de bateaux taïwanais qui payent des licences pour utiliser ses facilités portuaires. De ce point de vue, notre pays est considéré comme étant dans l?illégalité.

Ce qu?il rejette.

Or, l?article 35 (2) du projet de loi assure une porte de sortie à Maurice. Cet article accorde au ministre chargé de la pêche et des ressources maritimes la discrétion d?octroyer une licence à n?importe quel opérateur, y compris les Taïwanais, si ceux-ci « provide such financial or other guarantees as he may determine ».

Pour conforter son argument sur ce que l?on entend par l?Illegal unreported and unregulated fishing, Maurice a recherché une interprétation du département légal de l?Organisation des Nations unies pour l?alimentation et l?agriculture (FAO). Histoire de régler le litige avec l?Union européenne. Me Shaheed Bhaukaurally, Assistant Solicitor general s?envole, cette semaine, pour le siège de la FAO, à Rome pour en recueillir les résultats.

Publicité