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Puceau ?
Laissez-moi bien comprendre : A lire le dernier communiqué de l?ICAC, celle-ci ne fait qu?éduquer, prévenir et enquêter au niveau de la corruption et du blanchiment d?argent. Elle n?est responsable de rien d?autre. Les employés de l?ICAC sont bien payés, soit deux ou trois fois plus que les taux réservés à ses ?collaborateurs? de la police, du parquet ou du Directeur des poursuites publiques ? pour ne pas inclure les juges du pays ? peuvent bénéficier de BMWs dernier cri, de gymnase et d?autres petites gâteries, mais l?ICAC
N?est PAS RESPONSABLE si quelqu?un est arrêté après son enquête
N?est PAS RESPONSABLE non plus de l?inculpation provisoire menant à une arrestation
N?est sûrement PAS RESPONSABLE de ce que la police s?oppose à la remise en liberté sous caution
Et n?est PAS RESPONSABLE de tout appel des jugements qui sont défavorables à ses thèses.
Ou viendra-t-on nous dire que l?ICAC n?a pas de thèses à proposer non plus, ni de recommandations, ni d?opinion et que ses enquêtes se terminent invariablement par un amoncellement de seuls faits qu?elle envoie pêle-mêle au commissaire de police afin que celui-ci prenne une décision libre, objective, indépendante et réfléchie, en toute autonomie ?
Je n?en sais trop rien, mais je me permets quelques doutes.
Ce que je constate c?est que après six mois d?enquête dans le dossier MCB/NPF, l?ICAC n?a apparemment pas trouvé une seule once de corruption(autant pour le Prevention of Corruption Act) et, qu?en fait, le cas de blanchiment d?argent, supposé ancré dans l?Anti-Money Laundering Act est au moins sérieusement tiré par les cheveux et ne va pas au coeur du problème. En effet, on devrait d?abord parler de noircissement d?argent à la MCB, puisque de l?argent initialement propre a été, grâce au concours de certains, volé au profit illicite d?escrocs et blanchi ailleurs.
Il s?agirait donc bien, comme le soulignent notamment Mes Madun Dulloo et Gavin Glover depuis des semaines déjà, d?un cas clair de vol ou d?embezzlement?, si vous préférez ! La question qui se pose en conséquence c?est POURQUOI et COMMENT l?ICAC s?est réservé le droit d?enquêter sur cette affaire pendant aussi longtemps, avec aussi peu de résultats (Qui a volé ? Qui a bénéficié ?) et autant de dégâts collatéraux à la clé ?
Le POURQUOI paraît clair. Ma thèse c?est que l?ICAC avait besoin d?établir son image et n?a tout simplement pas résisté à l?attrait d?un cas aussi ?high profile?. D?un interrogatoire à un autre, d?une interpellation médiatisée à une fuite d?information confidentielle, les responsables de l?ICAC ont joué dans la cour des grands, occupant la une des journaux et des radios des semaines entières. Ils s?assurent, du coup, d?une parfaite rampe de lancement pour leur tonitruante campagne d?affiche et leur sondage d?opinion pris? juste au bon moment ! L?espoir était possiblement de s?appuyer sur ce cas et la vague d?opinion proprement conditionnée pour demander encore plus de pouvoir et des rallonges budgétaires. Le judiciaire a heureusement mis un frein aux ardeurs de circonstance.
Le COMMENT est plus mystérieux. La FIU à qui le cas fut référé un vendredi 14 février a-t-elle seulement eu le TEMPS de réferrer le cas à l?ICAC, qui, le lendemain même était déjà à pied d?oeuvre ? Cette même instance, six mois plus tard, pense-t-elle toujours que l?Investigating Institution appropriée doit être l?ICAC (blanchiment et corruption) plutôt que la police (vol) ? Pourquoi donc?
Cherchant le spectaculaire plutôt que le sûr, privilégiant les thèses de projets d?affidavits finalement non revendiqués plutôt que les faits et le certain, l?ICAC se retrouve donc puceau parfait après avoir pourtant ?casse ène grand paquet?. Vous verrez, on rangera ainsi bientôt l?épisode avec l?affaire Baudis, celle des sorcières de Salem ou encore l?affaire Grégory.
Pour ce que cela nous coûtera (on peut, par exemple, opérer plus de 200 enfants inopérables ici dans les meilleurs services étrangers ou construire au moins un collège Royal de plus par an, avec leur budget annuel de Rs 88 millions) le contribuable est sûrement en droit de s?attendre à mieux !
A. Lindstrom
Media must be part of the solution
The picture of a woman driving her car while speaking on her cell telephone on the front page of l?express dated 2nd September 2003 regarding an article on ?Sécurité Routiére ? Répression sévère contre les mauvais conducteurs? gives the impression that women are bad drivers. This is projecting a wrong and negative image of women. Tying this kind of picture to an article on dangerous drivers works on the mind and can be registered unconsciously as women being the bad drivers. We all know that an image can convey more powerful message than the article itself. So, why put the picture of a woman? Although media gives extensive coverage in cases of rape and violence unfortunately a picture like that can only help to reinforce gender stereotypes.
Women are over 52% of the Mauritian population and yet they are grossly under-represented in the media and according to the study ?Gender and the Media Baseline Study? women constitute only 17% of news sources. And when women are presented, they unfortunately are presented either as commodities, objects or as victims. Instead of correcting this imbalance very often media is sending the wrong signal because journalists are not sensitive enough to gender issues.
According to the Traffic Management Road Safety Unit of the Police there were 9,500 accidents during the past six months and most of the drivers involved in these accidents were men. The Road Safety Unit on the other hand confirmed that the 17,083 traffic offences for the same period were done mostly by men. ?La Prudence Mauricienne? a well-established insurance company dealt with 292 cases of road accidents during the past three months and of these 292 cases women were involved in only 24. The picture of a beautiful woman driving her car while talking on the telephone with as title ?Répression sévère contre les mauvais conducteurs? has definitely nothing to do with the article. While doing its job by informing and communicating positive information to the public, media must also be very careful not to mislead by projecting the wrong image.
Loga VIRAHSAWMY
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