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PTr : ?Aucun membre du GM ne soutient l?ICAC?

6 juillet 2003, 20:00

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L? Independent Commission against Corruption (ICAC) n?est plus en mesure d?opérer en toute impunité. C?est l?opinion du Parti travailliste (PTr). Lors d?une conférence de presse samedi dernier, le leader de l?opposition, Navin Ramgoolam, affirme que la commission n?a pas les faveurs de la majorité gouvernementale. ?Les membres du gouvernement attaquent l?ICAC et la lutte contre la fraude et la corruption, sous ce présent régime, se résume à une mascarade.?

Selon lui, la contestation, vient surtout des rangs du Mouvement militant mauricien (MMM). Il rappelle qu?en 2001, au cours de l?interrogatoire et de l?arrestation avortée de Jayen Cuttaree par la défunte Economic Crime Office, Veda Baloomoody s?en est pris aux enquêteurs. ?Aujourd?hui, le MMM attaque l?ICAC parce que la commission s?en prend à un proche du parti.?

Autre mascarade pour Navin Ramgoolam : l?ordre administratif du commissaire de police, Ramanooj Gopalsingh, exigeant que les policiers à l?ICAC sollicitent son avis avant d?arrêter ou de loger une charge provisoire. ?Le commissaire de l?ICAC, Navin Beekarry, a été Acting Solicitor General et même Directeur par intérim des poursuites publiques. Son adjoint, Gérard Bisasur a été Legal Secretary. Et ils devront chercher la permission du commissaire de police avant d?agir !?

Le leader de l?opposition revient sur l?arrestation du n° 2 de la Mauritius Commercial Bank, Philippe Forget, sujet de sa Private Notice Question mardi dernier. ?Sa remise en liberté, moins de deux heures après l?arrestation, vient d?une ingérence directe de politicien.? Se basant sur la réponse initiale de Sir Anerood Jugnauth mardi dernier, Navin Ramgoolam rappelle que les enquêteurs de l?ICAC rencontrent le commissaire de police, documents à l?appui. ?Pourquoi a-t-il changé d?avis deux heures après ? Il a fallu qu?il soit convaincu par Me Ivan Collendavelloo, secrétaire général du MMM et avocat ??

Pour soutenir sa logique d?ingérence politique, Navin Ramgoolam se réfère à une conversation ? mentionnée dans la presse ? entre Ivan Collendavelloo et ?un certain Paul?. ?C?est le vice-Premier ministre qui est intervenu pour qu?on relâche Philippe Forget immédiatement.? De fait, suppute Navin Ramgoolam, la Constitution, garantissant l?indépendance du commissaire de police, a été ?violée?.

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