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?Préserver les rituels ancestraux?
Tiraillés entre l?exil et l?attachement au pays, les Mauriciens d?origine chinoise sont confrontés à une érosion de leurs valeurs ancestrales. Ils doivent se ressaissir s?ils ne veulent pas perdre tout ce qui est précieux en matière de culture. On associe souvent le matérialisme à cette communauté. Financièrement, ils sont des géants, mais culturellement, des nains. Souvent on a tendance à croire que ?péna sinois misère dans Moris?. Loin de là. Dans les maisons lugubres de China Town, combien de Mauriciens d?origine chinoise végètent dans la misère !
Vu leur nombre insignifiant, les Mauriciens d?origine chinoise sont négligés, mal compris et méprisés. Politiquement, ils n?ont pas de lobbies puissants pour faire bouger les choses. Ils sont là, estiment-ils, par la force des choses, grâce à leur dur labeur et à la méritocratie. Les boutiques chinoises témoignent de la contribution cruciale de cette communauté. On ne peut pas ne pas rendre hommage à ces boutiquiers chinois que ont marqué l?histoire du pays. On parle de l?immigration indienne, mais celle des premiers Chinois immigrants est souvent passée sous silence.
En ces jours de festivités, nous rendons hommage à nos ancêtres qui ont rendu possible des jours meilleurs pour les générations futures. Ces valeurs doivent continuer à être préservées. A travers le culte des ancêtres, nous témoignons notre reconnaissance envers ceux qui ont travaillé dur pour nous. La célébration de la fête du Printemps devrait être synonyme de la préservation des rituels ancestraux. Mais pour certains, le Nouvel An se fête dans des hôtels à cinq-étoiles, où l?on savoure ? la cuisine européenne. Quoi qu?il en soit Kung Shee Fat Choy !
Philip Li Ching Hum
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