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Promenade des voleurs
Sur les 56 familles qui habitent le nouveau morcellement Mauriparks, à New-Grove, une quarantaine ont reçu la visite de voleurs durant les trois dernières années. Les vols en série et l?insécurité qui règne à cet endroit sont les deux principales préoccupations de ces habitants qui ont fait l?acquisition de terrains à cet endroit. Le morcellement est divisé en 266 lots.
Les victimes ne restent pas les bras croisés. Elles ont décidé de réagir pour faire défricher les terrains vagues, faire installer des lampadaires et pour qu?il y ait plus de patrouilles policières
Natacha Marie-Louise, habite dans cette localité depuis trois ans. Elle a été victime de vol en trois occasions. Deux de ces actes de banditisme ont eu lieu pendant la construction de sa maison et la troisième en décembre après elle soit venue l?habiter. «La situation est grave. Les voleurs gardent leur sang-froid lorsqu?ils opèrent. La dernière fois qu?ils sont entrés par effraction, ils ont mangé du chocolat, des letchis qui se trouvaient dans le réfrigérateur avant de faire main basse sur plusieurs objets de valeur. Ils ont emporté des bijoux, du whisky et une chaîne en or. Les autorités concernées doivent assumer leur responsabilité et vite.
Jerry Nursimooloo, un autre habitant de ce morcellement, n?oubliera pas de sitôt la mauvaise expérience qu?il a vécue en avril, soit trois jours avant son mariage, avant qu?il parte s?y installer. Les malfrats sont entrés par effraction dans sa nouvelle maison à Mauriparks. Ils ont fait main basse sur tous les objets qui s?y trouvaient : Des accessoires de toilettes, des lavabos, des carreaux céramiques, du matériel électrique. Des objets volés estimés à plus de Rs 25 000.
Marie Michèle Carpooran, elle n?arrête pas de se faire du souci pour ses deux enfants, âgés de 3 et 6 ans. Ces gosses souffrent d?allergies lorsque les herbes envahissent le terrain en friche, jettent des bourgeons. «Ils ont du mal à respirer, le soir, surtout», témoigne-t-il.
Pour Patrick Aliphon, du même village, il n?y a pas que les vols qui minent la vie des résidents. Il y aussi les routes non asphaltées. «Si elles étaient bitumées, nous n?aurions pas à faire un long détour.»
Dans une lettre en date du 1er août, adressée au Premier ministre, Navin Ramgoolam, au ministère de l?Environnement et à d?autres autorités concernées, Natacha Marie-Louise, porte-parole des habitants de cette localité, écrit Absence of frequent police patrol and the alarming frequency of burglaries and attacks on residents may be result in the future.
En ce qui concerne les terrains abandonnés, l?auteur de ce courrier, explique que «Negligence of land owners to clear their abandonned plots result in bush fires, proliferation of mosquitoes which could led to bad diseases such as Chikungunya and give hiding places for burglars and vagabonds».
L?autre difficulté évoquée dans la lettre est l?absence de trottoirs tout le long du morcellement et les inconvénients causés aux habitants après chaque inondation pour avoir accès à certains endroits pendant plusieurs jours.
Ils souhaiteraient également que des lampadaires soient installés dans le morcellement, et pas seulement dans certains endroits, comme c?est le cas actuellement. «We feel that our area is neglected», déplorent les habitants.
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