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Princes Tuna à la conquête de nouveaux marchés en Europe
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Princes Tuna à la conquête de nouveaux marchés en Europe
Prendre avantage de l?élargissement de l?Union européenne et développer son marché à l?exportation : ainsi en a décidé le bureau de la maison mère de Princes Foods à Rotterdam, aux Pays-Bas. Cette compagnie majoritaire dans l?actionnariat de Princes Tuna (Mauritius) Ltd, conserverie de thon, veut renforcer la place de son unité mauricienne sur le marché européen.
Princes Tuna (Mauritius) Ltd exporte déjà 50 000 tonnes de thon par an sur l?Europe, dont 70 % vers la Grande-Bretagne, soit quatre millions et demi de boîtes de thon par semaine. Quelque 20 % sont destinés à la France, l?Autriche, les Pays-Bas et l?Allemagne, par l?intermédiaire du bureau de Rotterdam. De petites exportations saisonnières sont acheminées vers la Pologne et environ 5 % vers l?Afrique. Seule 5 % de la production de Princes Tuna est mise en vente sur le marché local.
Dans le contexte de son ambition de pénétrer d?autres marchés européens, Princes Tuna accueille ?avec satisfaction? la stratégie à long terme du gouvernement. Celle-ci vise à conclure des partenariats stratégiques avec des conserveries et grossistes de la région pour l?approvisionnement du pays en produits de mer à haute valeur ajoutée, notamment en crabes, crevettes et langoustes.
Avec un chiffre d?affaires annuel de Rs 2 milliards, Princes Tuna emploie 2 050 personnes, dont 400 viennent de l?Inde et du Bangla- desh. Son actionnariat est détenu à 30 % par Ireland Blyth Ltd, à 5 % par la State Investment Corporation et le reste par le groupe Princes Foods de Grande-Bretagne. Ce groupe, qui appartient au géant japonais Mitsubishi, est un des plus grands fournisseurs de produits de mer en conserve sur le marché britannique.
?Si cela est aujourd?hui possible, c?est grâce à la collaboration entre Princes Tuna de Maurice et Princes Foods de Grande-Bretagne?, dit Evert Liewes, managing director de Princes Tuna (Mauritius) Ltd. ?Mais l?industrie du thon?, dit-il, ?est extrêmement compétitive. Il y a de gros compétiteurs. Il y a des conserveries en Thaïlande, en Asie du Sud-Est, en Amérique centrale et en Afrique de l?Ouest. Pour cette raison, il nous faut trouver des moyens économiques de production. Le seafood hub offre cette possibilité?.
250 tonnes par jour
Le développement du seafood hub aidera Princes Tuna à opérer à sa capacité optimale de 250 tonnes par jour, contre 200 tonnes actuellement. Il lui permettra aussi d?accroître en même temps la capacité de stockage de la production. Evert Liewes estime que grâce aux ?facilités qui s?améliorent en termes d?agrandissement des capacités de stockage et des quais, nous allons pouvoir améliorer notre production. Des synergies vont se développer avec Thon des Mascareignes Ltd dans le domaine du transport de poisson et la formation des travailleurs qualifiés. Il nous est indispensable de nous conformer aux normes européennes d?exportation du poisson et de produits de mer. Cette synergie nous aidera à réduire les coûts de production?.
Princes Tuna et Thon des Mascareignes Ltd ne sont pas engagées dans le même type d?opération. La première est une conserverie et la seconde fabrique des longes précuites. Les deux sociétés n?utilisent pas la même variété de thon pour leurs opérations non plus. Mais cela offre aux acheteurs un plus grand choix pour leur approvisionnement à Maurice.
?A voir le nombre de sociétés qui sont implantées dans le secteur, il y a un intérêt croissant dans l?industrie du sea-food. C?est important que les populations de l?océan Indien développent cette ressource génératrice d?emplois. C?est d?ailleurs ce qui se passe à Maurice?, dit encore Evert Liewes. ?Il y aura certainement un plus grand nombre de bateaux qui vont faire escale à Port-Louis, avec les avantages que cela comporte pour le port, les usines et le seafood hub. Déjà chaque semaine, il y a un reefer en rade.? Ce qui encourage l?entreprise à améliorer la planification de son stockage des matières premières et de sa production. ?Une fois le quai de Froid des Mascareignes prêt, nos opérations s?en trouveront facilitées.?
Le managing director se montre optimiste quant au devenir de ce secteur : ?Les liaisons maritimes, les infrastructures et la qualité de service, avec une main-d??uvre qualifiée, sont autant d?atouts pour Maurice qui ambitionne de devenir un centre d?importation, de transformation et d?exportation de poisson et des produits de mer en général. Ce pays s?est engagé dans la bonne voie?, conclut Evert Liewes.
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