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?Prima Facie Case? contre l?ex-secrétaire financier Manraj
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?Prima Facie Case? contre l?ex-secrétaire financier Manraj
L?AFFAIRE Manraj. Dev Manraj, l?ex-secrétaire financier, est accusé de corruption et de blanchiment d?argent. Concerné par Angel Beach Limited, une des compagnies de Teeren Appasamy, il avait remis Rs 2 millions à Thierry Sauzier, un haut cadre de la Mauritius Commercial Bank (MCB). Ce dernier avait utilisé l?argent pour payer une amende à la douane dans le cadre d?une importation illégale de vin de l?Afrique du Sud. Cette somme aurait été payée pour que le banquier, qui s?occupe du dossier d?Angel Beach, ne prenne pas des mesures pour obtenir le paiement à la suite des facilités bancaires offertes à cette compagnie.
Dans un premier temps, Dev Manraj, qui doit démissionner à la présidence de la Business Parks Of Mauritius Ltd, est interrogé par les limiers de l?Independent Commission against Corruption (Icac) en mai 2003 avant d?être arrêté le 16 janvier dernier. Il aurait reçu Rs 169 625 puisées de l?argent détourné. La somme aurait été utilisée pour payer une taxe de transfert sur le bail d?un terrain à Belle-Mare, alloué à Angel Beach Limited dans le cadre d?un projet hôtelier convoité par Teeren Appasamy, businessman qui vit à Londres, impliqué dans l?affaire National Pensions Fund-MCB.
L?affaire Sunneechurra. Le séjour, en août 2002 à l?hôtel Oberoi, de l?ex-assistant commissaire de police Oozageer Sunneechurra et famille, prend des allures de cauchemar. A la suite de cette affaire, le n° 2 du Central Criminal Investigation Department (CCID) soumet sa démission prématurément.
Le dossier de l?Icac, soumis au DPP, fait état d?une accusation de ?bribery by public official?. Les corrupteurs ne sont pas épargnés. Pour preuve, les accusations contre le directeur général, Wilhem Michael Luxem, et son adjoint, Mohit Nirula, pour ?bribery of public official?. Convoqué au quartier général de l?Icac le 17 octobre 2003, Oozageer Sunneechurra est provisoirement accusé de corruption.
Celle-ci concerne un séjour non payé pour cinq de ses proches et lui-même à l?hôtel Oberoi à Pointe-aux-Piments. Des employés licenciés de l?hôtel Oberoi affirment qu?Oozageer Sunneechurra, alors n° 1 du CCID, y a bénéficié d?un séjour VIP gratuit du 3 au 5 août 2002. Fin juillet de l?année dernière, un haut responsable du groupe Oberoi est dépêché en Inde pour enquêter sur l?approvisionnement de l?hôtel. A son retour, il consigne une déposition à la police contre cinq employés affectés au bar, qu?il accuse de tentative de chantage envers l?hôtel.
Il aurait traité avec le directeur du CCID. Les employés sont arrêtés et libérés sous caution deux jours plus tard.
Le séjour, de l?assistant-commissaire de police d?alors et de ses proches à l?Oberoi, a lieu après l?enquête initiée par son département contre des employés, dont au moins un est licencié le 28 juillet 2002. Chubilall Deewas, l?employé licencié, allègue que ce séjour gratuit fait suite à la complaisance du directeur du CCID envers l?hôtel par rapport à la dénonciation de pratiques susceptibles de nuire à la santé des clients.
Conseil de districts du Nord. Prima Facie Case contre trois fonctionnaires. Deux autres dossiers concernent les fonctionnaires du conseil des districts de Pamplemousses-Rivière-du-Rempart. Deobaruthsingh Busgeet et Hemraj Burgus, sont accusés de ?bribery by public official?.
Municipalité de Quatre-Bornes. Même accusation pour l?ingénieur de la municipalité de Quatre-Bornes, Rajen Hanumunthadu. En novembre 2002, il est arrêté après une allégation de pot-de-vin à l?Icac par un employé de la municipalité. Une firme de construction décroche un contrat pour bâtir un centre communautaire à Cité-Kennedy. L?ingénieur Hanumanthadu joue au difficile. Il aurait demandé Rs 50 000 pour pouvoir compléter les travaux. L?homme de loi de la firme aurait aussi reçu des menaces de l?ingénieur qui aurait exigé de l?argent de lui. Faute de quoi, il allait fermer le chantier.
National Transport Authority. Le 20 janvier, Mohammad Salim Barahim, caissier au centre de contrôle de la National Transport Authority de Forest-Side, est provisoirement inculpé par l?Icac de corruption (bribery of public official) selon l?article 4 (1) (a) du Prevention of Corruption Act 2002. Un habitant de Grand-Port le dénonce d?avoir soutiré de l?argent pour une copie d?un certificat de contrôle technique (fitness certificate). L?affaire remonte au 30 décembre 2003. A la demande d?une copie du certificat de fitness, l?accusé lui aurait fait comprendre qu?il lui fallait, pour cela, débourser Rs 500.
Air Mauritius. Sanjiv Chooramum, s?étant préssenté comme un pilote d?Air Mauritius à Swaindra Janikaramudu, est accusé de trafic d?influence. Il aurait obtenu de ce dernier Rs 350 000 contre promesse d?un emploi comme Checking Officer à la compagnie d?aviation nationale.
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