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Première collision provoquée par l’homme avec une comète

5 juillet 2005, 00:00

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Un projectile de 350 kg, largué par la sonde de la National Aeronautics and Space Administration (Nasa) “Deep Impact”, devait hier, jour de fête nationale des Etats-Unis, entrer en collision avec la comète Tempel-1. La sonde a d’ores et déjà envoyé à vers la Terre des photos capitales pour la compréhension, à terme, du développement de la vie sur notre planète. Après son largage intervenu samedi, l’“impacteur” devait percuterhier à 05h52 GMT la comète Tempel-1, à la vitesse de 37 000 km/h - vitesse qui mettrait New York et Los Angeles à six minutes de vol.

“A la fois la sonde et l’impacteur sont en bon état et prêts pour la phase ‘rencontre’, a déclaré Dave Spencer, directeur de la mission Deep Impact, au Laboratoire de propulsion à réaction (JPL) de la Nasa à Pasadena, en Californie.Tempel-1, que le scientifique du JPL Don Yeomans décrit comme “une boule de glace sale, noire, ayant la forme d’un cornichon de la taille de Washington”, se trouvera à 133 millions de kilomètres de la Terre, quelque part entre Mars et Jupiter, lorsque la collision aura lieu.

Les comètes sont composées de glace, de gaz et de poussières provenant des régions les plus froides du système solaire.Les comètes “portent en elles les matériaux chimiques de base qui permettent l’émergence de la vie”, explique Rick Gremmier, directeur de projet pour la mission de la Nasa.

Selon une des théories en vogue, des comètes entrées en collision avec notre astre auraient apporté l’eau sur Terre, y favorisant l’apparition de la vie.“Deep Impact”, la sonde nommée d’après un film américain de 1998 évoquant le sort d’un astéroïde qui fonçait sur la Terre, se trouvera à 500 km de la comète au moment de la collision et disposera de 13 minutes après le choc pour capter des images et des données, avant que la rencontre entre l’impacteur et la comète ne dégage un vent de particules venues du noyau.Des caméras se trouvent à bord tant de l’impacteur que de la sonde et la collision sera suivie de près par les télescopes spatiaux Hubble, Spitzer et Chandra.Une dizaine de spécialistes des comètes sont arrivés en outre ces derniers.

Nichola GROOM</B>

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