Publicité

Poutine, Chirac et Schröeder affichent leur sérénité avant le G8

5 juillet 2005, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

A Deux jours du sommet du G8, la Russie, la France et l’Allemagne ont mis en avant leur “coopération constructive” sur les problèmes internationaux du moment, notamment l’Iran, et ont assuré que la crise européenne n’affectait pas les relations entre Moscou et l’UE.

A l’heure où les “sherpas” des huit pays les plus industrialisés achèvent de délicates négociations sur les deux dossiers-phares du sommet de Gleneagles des 7 et 8 juillet - l’aide au développement et le réchauffement climatique -, Jacques Chirac a dit “avoir bon espoir” qu’un accord soit conclu sur le second volet, avec l’appui des Etats-Unis.

Vladimir Poutine, Jacques Chirac et Gerhard Schröder se sont retrouvés pour un sommet informel dans la station balnéaire de Svetlogorsk, à 70 km de Kaliningrad, une formule inaugurée en avril 2003 à Saint-Pétersbourg au coeur de la crise irakienne.“Les rapports entre la France, la Russie et l’Allemagne (...) sont un exemple de coopération constructive”, a assuré le président russe lors d’une conférence de presse commune avec les dirigeants français et allemand.

“Il est indispensable que l’Union européenne et la Russie aient des relations très fortes de fraternité et de solidarité”, a souligné pour sa part Jacques Chirac, l’un des plus fervents défenseurs du “partenariat stratégique” UE-Russie au sein des Vingt-Cinq.

<B>Souligner leur unanimité</B>

La crise née des “non” au traité constitutionnel européen en France et aux Pays-Bas et de l’échec des négociations budgétaires “ne peut avoir de conséquences” sur cette relation, a souligné le président français, relayé par le chancelier allemand.

“Pour une raison simple: ces relations sont à la fois naturelles et nécessaires”, a dit Jacques Chirac.Pour souligner cette unanimité, le président français et le chancelier allemand ont défendu le chef du Kremlin dans la polémique qui l’oppose à la Pologne et la Lituanie sur les célébrations du 750e anniversaire de l’ex-Königsberg, capitale de la Prusse orientale jusqu’en 1945.

Les dirigeants des deux pays limitrophes de l’enclave de Kaliningrad ont protesté auprès du Kremlin pour ne pas avoir été conviés aux festivités. “Je ne vois pas ce que quiconque peut avoir à commenter sur ce point”, a déclaré Jacques Chirac, tandis que Gerhard Schröder estimait qu’il ne lui “appartenait pas de commenter” cette brouille.Au-delà de cette fausse note circonstancielle, les trois ex-dirigeants du “front du refus”, qui ont déclaré ne pas “regretter” leur opposition à la guerre en Irak, ont affiché leur “convergence” sur la réforme de l’Onu ou le développement d’un programme nucléaire iranien à vocation strictement civile.

S’agissant du projet de refonte du Conseil de sécurité de l’Onu, Vladimir Poutine a dit “appuyer” la candidature de l’Allemagne à un siège de membre permanent au sein de l’instance. Jacques Chirac a réaffirmé quant à lui que la candidature allemande allait “de soi”.Sur l’Iran, qui laisse la communauté internationale dans l’expectative concernant ses projets nucléaires, le président français a plaidé au nom de la troïka européenne (France, Allemagne, Grande-Bretagne) - et en y associant la Russie - pour “une solution écartant sans ambiguïté la prolifération”.

<B>Sophie LOUET</B>

LIBYE

<B>L’Union africaine se tourne vers le G8</B>

■ Tirant profit de la dynamique du Live 8 et des appels mondiaux à lutter contre la pauvreté sur le continent noir, les dirigeants africains, réunis lundi et mardi à Syrte, comptent à leur tour faire pression sur les pays du G8 avant le sommet de Gleneagles (Ecosse). “Il y a trois problèmes. La pauvreté, les maladies et la guerre. Donc le G8 doit adopter une série de mesures couvrant chacun de ces aspects critiques des besoins africains”, a déclaré dimanche Abdullahi Sheekh Ismail, ministre somalien des Affaires étrangères. Les représentants d’une majorité des 53 pays membres de l’Union africaine devraient non seulement réclamer l’annulation sans condition de la dette des pays les plus pauvres du continent noir, mais insister également sur la révision en leur faveur des règles commerciales. “En ce moment, il y a une attention énorme centrée sur l’Afrique dans les pays occidentaux. C’est à qui prouvera le mieux son amour pour le continent”, observe l’analyste nigérian Tjudeen Abdul-Raheem. “Les Africains auraient intérêt à envoyer au G8 un message unanime en faveur d’une action concernant la dette et le commerce.”

Publicité