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Pour un tourisme enfin professionnel
La promotion de la qualité dans le tourisme. Tel est le leitmotiv du nouveau bureau de l?association Go To Madagascar. Cette association, qui regroupe les professionnels du secteur du tourisme, continue sur sa lancée et vise une plus grande maîtrise du métier. ?Une prestation de qualité est la meilleure promotion que nous pouvons faire pour le tourisme à Madagascar?, explique le président sortant Henri Roger, lors de l?assemblée générale qui s?est tenue la semaine dernière.
Les membres de cette association, qui sont actuellement au nombre de 49 et répartis dans quelque 11 filières, ont décidé de poursuivre les actions menées en 2004. ?2005 sera l?année de la consolidation et de la pérennisation des objectifs et initiatives du précédent bureau?, tenait à souligner la nouvelle présidente, Sonja Ranarivelo, qui tiendra les rênes durant les deux prochaines années.
L?année 2004 aura été l?année de toutes les espérances pour le tourisme. Le ministre Jean Jacques Rabenirina l?a déjà annoncé, les prévisions ont été dépassées en 2004. ?Les résultats sont satisfaisants dans son ensemble, tant au niveau du secteur qu?au niveau des membres?, a remarqué Henri Roger. ?C?était une année dynamique qui a favorisé le regain d?optimisme chez les membres?, a-t-il continué.
Les initiatives ont été nombreuses dont la plus marquante aura été le projet ?Welcome to Madagascar?, fruit d?un partenariat avec la Chambre de commerce, d?industrie, d?artisanat et d?agriculture d?Antananarivo et la Jeune chambre internationale de Madagascar. Le projet visait la certification de la qualité des prestations de service des établissements touristiques de Madagascar. ?Beaucoup reste encore à faire malgré ce qui a déjà été réalisé?, a précisé la nouvelle présidente.
Coopération autour du textile
L?avenir du secteur textile malgache reste toujours au centre des préoccupations. Barry Fisher, expert en textile et responsable au sein du bureau régional de l?USAID basé à Nairobi (Kenya), a présenté, la semaine dernière au Hilton, un programme d?intégration du commerce et des produits agricoles dans onze pays d?Afrique de l?Est et australe (Rates). L?utilisation de la production de coton africain était au centre de la discussion.
Plusieurs chefs d?entreprises et représentants des autorités gouvernementales ont assisté à la présentation. L?objectif était de sensibiliser les industriels ainsi que les autorités sur la nécessité de s?unir face à la concurrence internationale. C?était aussi une occasion pour les entreprises d?évoquer leurs soucis majeurs quant à l?avenir du secteur.
?L?idée de base est d?unir nos efforts et de cibler les domaines qui font notre force pour pouvoir les mettre en valeur sur le marché mondial?, a expliqué John Hargreaves, vice-président du Groupement des entreprises franches et partenaires (Gefp) et organisateur de la réunion.
Actuellement, la quasi-totalité de la production de coton africain est destinée à l?exportation. C?est donc d?autres pays, comme la Chine, qui profitent de la valeur ajoutée en les transformant en fibres, matières premières des entreprises textiles.
?L?idée d?une valorisation de cette production au niveau régional pour une meilleure compétitivité de nos produits, a commencé à faire son chemin lors de la discussion qui a suivi la présentation?, a expliqué John Hargreaves.
La réunion du Hilton avait non seulement pour but d?attirer l?attention des participants mais aussi de mettre en place l?ébauche d?une union au niveau régional. ?Le programme a suscité beaucoup d?intérêts au niveau des participants?, a toujours affirmé John Hargreaves.
Une autre réunion est prévue au mois d?avril.
<I>L?express de Madagascar</I>
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