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Pour les Britanniques, la "criminalité" est la cause principale des émeutes
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Pour les Britanniques, la "criminalité" est la cause principale des émeutes
Seuls 8 % des Britanniques pensent que c''''est la politique d''austérité du gouvernement qui a entraîné les émeutes, la majorité accusant la criminalité et la culture des gangs, selon un sondage réalisé par l''agence YouGov pour The Sun, écrit Le Monde.fr ce jeudi matin.
42 % des Britanniques estiment en effet que les émeutes sont simplement liées à des comportements criminels, tandis que 26 % accusent un essor de la culture des gangs. Seuls 5 % désignent le chômage comme la cause principale des émeutes. La même proportion pointe les tensions raciales du doigt.
Cependant,  57 % des 2 534 personnes interrogées lundi et mardi estiment que les pouvoirs publics, notamment le premier ministre, David Cameron, et le maire de Londres, Boris Johnson, ont mal géré la crise. Le sondage montre par ailleurs que le public continue à soutenir la police. Une grande majorité des sondés est pour l''utilisation de gaz lacrymogène, de tasers, de la police montée et de balles en caoutchouc. Et un tiers des personnes interrogées se sont prononcés pour l''utilisation d''armes à feu face aux émeutiers.
Le calme semble de retour
La vague d''émeutes qui secoue la Grande-Bretagne depuis le week-end a semblé refluer mercredi soir au début d''une "riposte" promise par le Premier ministre David Cameron et l''envoi de centaines de policiers dans les rues pour tenter de rétablir l''ordre.
A 21h30 (mercredi soir) , les incidents se limitaient à des échauffourées sporadiques ou à des face-à-face entre la police anti-émeute et des groupes de jeunes gens, après quatre nuits marquées par des éruptions de violence bien avant la tombée de la nuit. Londres, où 16 000 policiers sont déployés depuis la nuit de mardi et où des groupes de quartier se sont organisés pour protéger leurs biens, semblait se diriger vers une deuxième nuit tendue mais sans incident majeur. Les autres villes du nord et du centre de l''Angleterre comme Manchester, Liverpool ou Birmingham, où la violence s''était propagée mardi soir, paraissaient elles aussi plus calmes.
Le gouvernement de coalition conservateur-libéral, qui procède à des coupes sévères dans les services publics pour éponger un déficit budgétaire record, s''est empressé de nier tout lien entre les émeutes et ses mesures d''austérité, assimilant les troubles à un problème "purement criminel". Le Premier David Cameron a convoqué le parlement qui se réunira ce jeudi, rompant la trêve estivale.
Les premières émeutes ont éclaté à Tottenham, dans le nord de Londres, après la mort d''un Antillais de 29 ans, Mark Duggan, lors d''une opération policière, avant de s''étendre à d''autres villes. Les premiers rapports indiquaient que Mark Duggan avait tiré sur les forces de l''ordre avec un pistolet retrouvé à ses côtés. Mais selon un communiqué de la Commission indépendante des plaintes contre la police (IPCC), "il n''existe à ce stade aucune preuve que l''arme retrouvée sur la scène (de crime) a été utilisée" contre les policiers.
Les responsables des communautés locales et les émeutiers eux-mêmes assurent que la violence est l''expression de la frustration ressentie par les habitants les plus pauvres d''un pays qui se classe parmi les plus inégalitaires du monde développé.Les habitants des quartiers concernés et certains commentateurs soulignent aussi les tensions régulières entre les jeunes et la police.
Ce phénomène "doit être interprété comme une explosion d''agressivité d''une ''sous-classe'' exclue socialement et économiquement", écrit le journal libéral The Independent. Le Daily Telegraph, quotidien de droite, adopte un ton bien plus dur: "Il faut apprendre à ces voyous le respect de la loi de la manière forte. Ces émeutes ont humilié la nation et le gouvernement doit en être tenu responsable."
(Sources : Le Monde.fr & Reuters)
 
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