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Port-Louis sauvée des eaux ?
La saison des pluies sera-t-elle aussi catastrophique que l?an dernier où la capitale s?était transformée en Venise des tropiques ? C?est la question qu?il faut se poser à l?annonce faite par les météorologues que de fortes chaleurs risquent de s?abattre sur l?île de janvier à février.
Qui dit chaleur dit cyclones et inondations ! On se souviendra que Port-Louis et sa périphérie ont été inondées en mars et avril dernier à cause de l?absence ou de l?insuffisance d?un système de drains. Ce scénario-catastrophe risque-t-il de se répéter ?
<B>Dragage et rehabilitation des ruisseaux</B>
Tout est fait pour l?éviter, assurent les autorités. « Le gouvernement met le paquet pour que cela ne se reproduise pas.
La construction de drains est une priorité nationale, comme l?avait fait ressortir le Premier ministre l?an dernier. Il a su insuffler un nouveau dynamisme à ces projets », affirme un responsable du ministère de l?Environnement.
En effet, le ministère, la National Development Unit et la municipalité de Port Louis ont avalisé la construction de drains au coût de plus de Rs 42 millions. Des canalisations sont en construction à Cité La Cure, à Ste-Croix, à Terre-Rouge, et au morcellement St-André. Ceux qui sont obstrués à Baie-du-Tombeau, à Elizabethville, à Terre-Rouge sont en train d?être construits, alors que le dragage et la réhabilitation des ruisseaux de Terre-Rouge et de Latanier sont toujours en cours.
Plusieurs projets ont été lancés pour rehausser et réhabiliter les berges des rivières et des canaux. Dans cette optique, l?Upper Pouce Stream à Port- Louis a été réhabilité au coût de Rs 9,9 millions. De plus le Canal Anglais, bouché par des dépôts calcaires et transformé en dépotoir au fil des années, a été retapé pour Rs 45 millions. Ce canal est très important évacuer l?eau pendant les cyclones et les grosses pluies.
Mais, tout risque de tomber? à l?eau si les autorités ne travaillent pas de concert pour entretenir les drains.
Il est grand temps que les citoyens prennent leurs responsabilités. « Nous notons avec satisfaction que l?attitude de beaucoup de Mauriciens a changé. Mais il y aura toujours des récalcitrants, des personnes qui, pour économiser quelques sous n?hésiteront pas à défigurer l?environnement. »
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