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Polémique sur des consultations de médecins étrangers
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Polémique sur des consultations de médecins étrangers
Des consultations aux faibles honoraires, des lunettes a des prix fort intéressants? Sous le couvert des organisations socioculturelles et pour certains opticiens étrangers, c?est une aubaine. La polémique est relancée, la semaine dernière, avec l?arrestation de l?un d?eux d?autant plus que ces derniers opèrent sans contrôle.
Au conseil de l?Ordre des médecins et des médecins privés, on exige une réglementation pour des étrangers qui font des consultations privées à Maurice. Normalement, la plupart des médecins étrangers, qui travaillent ici pour le compte d?une clinique ou pour le public, doivent se faire enregistrer par le Conseil de l?Ordre des médecins avant de pouvoir exercer. Or, un membre du Medical Council avance : «C?est la jungle pour ces médecins, ils arrivent en s?agrippant a des organisations et ils échappent au contrôle. On n?a aucun droit de regard sur eux et c?est une grosse lacune dans la loi. A qui sont-ils redevables s?il y a des problèmes ? Nous sommes au courant de certaines mauvaises pratiques mais nous sommes impuissants et le patient n?a aucun rempart.»
Un ancien président du Conseil de l?Ordre des médecins dit avoir déjà fait des propositions dans ce sens. «Les autorités ont préféré laisser pourrir une situation chaotique au lieu de la réglementer. Dans aucun pays civilisé, un médecin peut venir, d?une part, travailler sans se faire enregistrer et d?autre part, sans avoir à répondre à quiconque.» Tout comme la loi ne prévoit aucune sanction pour les étrangers qui travaillent pour des cliniques mais qui exercent aussi dans le privé.
Au ministère de la Santé, on avance que légalement, ces médecins n?ont pas le droit de pratiquer dans le privé sans autorisation des instances appropriées. Le ministère encourage les patients à venir dénoncer ces pratiques obscures. Un moyen, selon le ministère, pour les autorités policières d?agir. L?an dernier, le ministère de la Santé avait, par le biais, d?un communiqué, prévenu contre ces opticiens. «D?ailleurs, s?insurge le président de la Private Medical Practioners? Association (PMPA), Isshack Jowahir, depuis plus d?un an, nous avions écrit au Conseil de l?Ordre des médecins pour faire part de nos préoccupations. Nous ne nous soucions pas seulement de la concurrence déloyale mais du fait qu?ils mettent à risque les patients. Nous avons eu des cas de personnes qui se sont fait ausculter par ces médecins et qui ont eu des problèmes. Mais le Medical Council dit qu?il n?a aucun pouvoir de sanction. C?est très grave.»
Il ajoute qu?il n?y a pas que les opticiens qui en font leurs choux gras à Maurice. Pour Isshack Jowahir, «les physiothérapeutes et les chiropracteurs ont eu un filon intéressant car c?est, sans doute, deux domaines dans lesquels, nous n?avons pas de spécialistes mais ce n?est pas une raison pour que n?importe qui vienne mettre la vie de nos compatriotes en danger». Il entend, donc, remettre ce dossier sur le tapis avec le ministère de la Santé lors des prochaines rencontres. «Le ministère a fait la sourde oreille quand nous avons tiré la sonnette d?alarme. Il est temps de rendre obligatoire l?enregistrement de ces médecins auprès du Medical Council et de les réglementer.»
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