Publicité

Pirates des Caraïbes

2 janvier 2004, 20:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Dans la mer des Caraïbes, au XVIIe siècle, Jack Sparrow, flibustier gentleman, voit sa vie idylle basculer le jour où son ennemi, le perfide capitaine Barbossa, lui vole son bateau, le Black Pearl, puis attaque la ville de Port Royal, enlevant au passage la très belle fille du gouverneur, Elizabeth Swann. L'ami d'enfance de celle-ci, Will Turner, se joint à Jack pour se lancer aux trousses du capitaine.

Mais Will ignore qu'une malédiction frappe Barbossa et ses pirates. Lorsque la lune brille, ils se transforment en morts-vivants. Leur terrible sort ne prendra fin que le jour où le fabuleux trésor qu'ils ont amassé sera restitué...

Pirates des Caraïbes : la malédiction du Black Pearl s'inspire d'une des attractions principales des parcs à thèmes Disney : Pirates des Caraïbes. Le film semble lancer une nouvelle mode, Phantom Manor, autre attraction Disney, faisant également l'objet d'une adaptation cinématographique avec le film Le Manoir hanté, porté par Eddie Murphy et réalisé par Rob Minkoff.

A l'inverse de ce nouveau phénomène, de nombreux films ont inspiré les parcs Disney qui en ont fait des attractions à succès. Parmi celles-ci, Chéri, j'ai rétréci le public (inspiré de Chérie, j'ai rétréci les gosses) et Star Tour (inspiré de La Guerre des étoiles)...

Pirates de Caraïbes : la malédiction du Black Pearl est le quatrième long-métrage de Gore Verbinski. Avec ce film de pirates à grand spectacle, l'Américain prouve qu'il est définitivement à l'aise dans tous les registres, aussi différents soient-ils.

Après la comédie burlesque La Souris en 1997, Verbinski s'essaye à la comédie d'action avec Le Mexicain, puis signe en 2003 le film d'horreur Le Cercle, remake de Ring. Entre-temps, il sera venu prêter main forte à Simon Wells pour la réalisation de La Machine à explorer le temps.

Pirates des Caraïbes : la malédiction du Black Pearl est une nouvelle preuve de l'attachement que porte le septième art aux pirates et autres princes de la flibuste. Dans les années 20, le film muet Le Pirate noir avec Douglas Fairbanks, lance une mode qui se poursuit ensuite au fil des décennies avec Le Capitaine Blood (1935), Le Cygne noir (1942), L'Aigle des mers (1940), qui posent les bases du genre de façon définitive, puis Le Corsaire rouge (1952) de Robert Siodmak, où le film de pirates se teinte d'humour, sans oublier les nombreuses adaptations de L'Ile au trésor de Robert Louis Stevenson (celle de Victor Fleming, celle de Byron Haskin, ou le dessin animé estampillé Disney).

Dans les années 60, le genre devient mineur, récupéré par le cinéma italien qui le mue en série Z (Surcouf, le tigre des sept mers, 1966). Les années 70 ne parviennent pas à ressusciter le film de pirates, qui nécessite souvent un budget élevé, et il faut attendre le Pirates (1986) de Roman Polanski et L'Ile aux pirates (1995) de Renny Harlin pour que le septième art s'y intéresse à nouveau, avec plus ou moins de succès.

Si le film de Polanski fait recette, celui de Harlin est proche du fiasco. La renaissance du film de pirates est laborieuse. En 2003, Pirates des Caraïbes : la malédiction du Black Pearl tente à son tour de lui redonner ses lettres de noblesse, en y incluant une touche de surnaturel...

Film d?aventures américain (2002)

Durée : 2h 20 mn

Avec Johnny Depp, Geoffrey Rush, Orlando Bloom, Keira Knightley, Jack Davenport

Réalisé par Gore Verbinski

Publicité