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Pipeline comme une lettre à la poste
Kenya Pipeline était favorite pour l?or. Mais les championnes sortantes retourneront au pays avec du bronze. Leur match face à Mafolofolo, hier, n?a été qu?une formalité. Les championnes du Kenya ont pris une cinquantaine de minutes pour se défaire des Botswanaises après trois sets (25-10, 25-7, 25-10).
?On est heureux d?être médaillé. C?est déjà ça?, lance l?entraîneur, David Lung?aho, pas tout à fait remis de sa défaite de samedi contre la Kenya Commercial Bank (3-2), sa dauphine au niveau national. ?Nous voulions faire mieux. Gagner était notre objectif. Mais nous nous devons de rester dignes dans la défaite. Nous savons que les gens attendaient un peu plus de nous mais c?est le sport?, poursuit-il.
Le Kenyan assure que cette Coupe d?Afrique des clubs champions a été une véritable expérience pour ses joueuses. ?Il y avait de bonnes équipes. Nous avons eu de beaux défis. Au retour, nous analyserons nos faiblesses et nous reviendrons plus forts et plus motivés?, annonce-t-il.
Si pour le Kenya Pipeline, la compétition a été une désillusion, leurs adversaires botswanaises tirent un bilan plus positif. ?Le niveau était vraiment très haut. Terminer à la quatrième place était vraiment inespéré?, lance l?entraîneur du Mafolofolo, Ntshinogang Kabo.
Leur raclée face aux Kenyanes ne ternira pas leur joie. ?Nous savions que nous ne pourrions pas battre les Kenyanes. Les filles ont simplement fait leur possible. Je suis content?, poursuit-il.
Les joueuses, avec une moyenne d?âge de 21 et 22 ans, en étaient pour la plupart à leur première expérience. ?Certaines n?ont vu des matches de ce niveau-là qu?à la télé. Le tournoi était un repère pour l?avenir?, explique le coach botswanais.
Bien que très satisfait de la performance de ses joueuses, Ntshinogang Kabo conclut : ?Nous sommes peut-être les plus forts au Botswana mais au niveau africain ce n?est pas le cas. Les filles ont pris conscience de cela au fil des matches. Elles devront beaucoup travailler pour combler le fossé qui existe entre les Kenyanes, les Égyptiennes et nous.?
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