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Pils et Rive évaluent les associations de la région
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Pils et Rive évaluent les associations de la région
On a toujours besoin d?un plus petit que soi. Maurice et la Réunion, par l?intermédiaire des associations Pils (Prévention, information et lutte contre le sida) et Rive (Réunion, immunodéprimés, vivre et écouter), ont la délicate mission d?effectuer une évaluation des organisations non-gouvernementales de la région qui luttent contre le sida. Ce projet est placé sous l?égide de la Commission de l?océan Indien en partenariat avec les Nations unies, la coopération française et la Banque africaine de développement. Les Comores, les Seychelles et Madagascar sont les pays concernés par cette étude.
Nicolas Ritter, de Pils, explique que le but du projet est de gommer les disparités et d?harmoniser les outils pour apporter une réponse efficace et effective dans la lutte contre le sida. « Les ONG, et particulièrement des associations qui soutiennent et accompagnent les personnes souffrant du sida, existent déjà aux Seychelles et à Madagascar. Mais elles ont besoin de fonds et d?appuis logistiques pour mieux combattre l?épidémie. Pils et Rive sont chargées de voir comment on peut améliorer ce soutien. »
L?association s?est déjà retroussé les manches. Nicolas Ritter revient en effet des Comores où le sida est extrêmement tabou et les séropositifs perçus comme des personnes de mauvaise vie. « De plus, la situation aux Comores est un peu compliquée vu l?instabilité politique. Il y a peu de centres de dépistage, les malades ne savent pas trop où s?adresser et à qui se confier. Beaucoup préfèrent ignorer leur état, vu l?énorme stigmatisation liée au sida. » Face aux préjugés, la meilleure arme reste encore et toujours l?information.
Ce projet s?échelonnera de cette année à 2008. « Le résultat sera de renforcer la capacité de la société civile et des personnes à apporter leur contribution à la réponse nationale », estime le Dr Joy Backory, du Programme des nations unies pour le développement (Pnud).
Un travail de longue haleine certes, mais Pils en a l?habitude. Nicolas Ritter rappelle qu?il y a neuf ans, il était impossible de se faire soigner à Maurice. « L?ensemble des malades de la région devait aller à la Réunion pour leur traitement. Pour moi, ce n?était pas normal, et j?ai eu l?idée de monter l?association Pils. D?autres en ont fait de même, car l?idée, c?était d?être traité dans son pays. Aujourd?hui, c?est le moment de voir ce qui a été fait et ce qui reste à faire. »
La coopération régionale, soutenue par la COI, comprend plusieurs volets : mise en ?uvre d?un observatoire de surveillance épidémiologique dans la zone, stages de formation pour des infirmiers, médecins et laborantins, campagne de prévention, achat de traitements et soutien des ONG.
La prochaine étape sera les Seychelles, puis Madagascar. Le terrible virus devient un problème de plus en plus important dans la Grande Ile. On estime que près de 200 000 personnes en sont atteintes.
Un combat prioritaire
Le combat contre le sida doit être une priorité nationale. C?est ce qui ressort de l?atelier de travail organisé par le National, Economic & Social Council (Nesc), vendredi. « Les partenaires l?ont tous dit : l?impact économique et social du sida sera très dur si la prévention n?est pas intensifiée », déclare le Nesc. Une liste de recommandations sera soumise au gouvernement.
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