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Phydra, au service de la beauté
Une marque, quatre boutiques, dix ans d’âge. Chez Phydra, les produits de beauté se comptent par centaines : savonnette, gel de douche, et eau de toilette, entre autres. Bref, un large éventail conçu et développé au pays, pour le marché local. En attendant le rêve qu’est la consécration internationale.
Quand Léon Maurel retourne au pays en 1987, après des études en Grande-Bretagne, il veut bien se retrouver entrepreneur, d’être maître de son destin. Mais quel est le nouveau secteur à prendre ? “à l’époque, on recherchait dans le pays des parfums et produits pour des soins faciaux. Il n’y en avait pas. On devait en acheter lors de ses voyages. C’est ainsi que j’ai voulu offrir cette gamme de produits aux Mauriciens”, explique-t-il.
Et Phydra prend naissance en 1995 avec une production exclusive de savonnettes. Les boutiques s’ouvrent au Happy World House, Caudan Waterfront, à Curepipe et à Sunset Boulevard. D’autres produits se bousculent sur les étagères, le dernier venu, une eau de toilette, lancée en 2003. Aujourd’hui, l’entreprise emploie quelque 25 personnes.
L’innovation a été la clé du succès, car il est nécessaire de se démarquer des pharmacies ou d’autres boutiques spécialisées dans un segment précis de la cosmétique. “Si chacun innovait au lieu de copier, on serait un plus loin aujourd’hui”, lâche Léon Maurel, car il abhorre l’imitation.
<B>Apprendre les rudiments de la cosmétique</B>
Se faire un nom dans un créneau exige expertise et maîtrise. Expert-comptable de formation, Léon Maurel se retrouve, de fait, à écumer les laboratoires et sociétés étrangères pour apprendre les rudiments de la cosmétique.
Si aujourd’hui, ses produits se déclinent en multiples parfums et coloris, c’est qu’ils reflètent la mode mondiale. “Du moment que la tendance internationale le veut, nous la suivons”, précise Léon Maurel, tout en assurant le volume habituel pour ses boutiques.
Sa clientèle, qui n’est pas principalement issue de la masse des consommateurs, se constitue de deux catégories : des habitués et des tierces à la recherche de produits personnalisés. Le directeur explique “Nous leur proposons un package spécifique qui leur convient. Par exemple, pour les fêtes de fin d’année ou la Pâques, une entreprise peut passer une commande de cadeaux pour ses employés.”
La compétition dans les cosmétiques s’est accrue ces dernières années, indique Léon Maurel. D’une part, les imitations des grandes marques sont disponibles à même le trottoir, auxquelles s’ajoutent des produits de fabrication asiatique. Les grandes surfaces se sont mises de la partie, en consacrant d’innombrables rayons à la cosmétique, des dizaines de marques pour un soin spécifique. “C’est parti dans tous les sens”, fait ressortir Léon Maurel.
L’élimination des droits de douane sur les produits de beauté, mesure phare du dernier discours budgétaire, n’arrange guère une situation déjà fragile. Phydra faisant dans le haut de gamme, et voulant de surcroît imposer sa griffe, serait pénalisée. Face à de grandes marques à meilleur marché, la situation serait plus corsée.
Cependant, Phydra ne quitterait pas son cocon mauricien même si l’exportation est dans ses cordes. Mais le lancement nécessiterait des moyens financiers trop conséquents, voire “excessifs” en terme de marketing. Et pourtant, son ambition est une reconnaissance mondiale pour ses produits...
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