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Petits entrepreneurs : L?éclosion dans la douleur
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Petits entrepreneurs : L?éclosion dans la douleur
Leur nombre serait impressionnant. Dans les milieux concernés, on n?hésite pas à avancer 45 000 à 50 000.
Il s?agit là du nombre d?entrepreneurs potentiels (mauriciens et étrangers) qui, depuis 2006, se sont manifestés auprès du Registrar of Companies pour obtenir une Business Card. Si seulement 30 000 d?entre eux étaient des locaux, ils auraient déjà créé 60 000 nouveaux emplois à raison de deux emplois hypothétiques pour chacun. Mais la réalité est tout autre.
« Il ne faut pas se faire d?illusion », expli-que Michel Moothoosamy, président de la Fédération des petites et moyennes entreprises. « Le créneau où les petits et mo-yens entrepreneurs auraient pu se faire une place au soleil est presque saturé », poursuit-il, en affirmant que même ceux qui s?y trouvent depuis quelques années ont du mal à maintenir le cap. « L?ouverture de nos frontières aux produits étrangers constitue leur principal obstacle. Nos produits ne sont pas assez compétitifs par rapport aux produits importés », soutient Michel Moothoosamy.
Et mondialisation oblige, on est forcé d?appliquer les nouvelles règles de commerce international. « Il n?est pas interdit de penser que le nombre de détenteurs qui ont abandonné la partie est aussi impressionnant que celui des gens qui se sont fait inscrire. Dès qu?apparaissent les premières difficultés, certains ne peuvent que choisir l?option la plus facile, à savoir, la fermeture pure et simple. »
Démarrer en trois jours
Il ne nous a pas été possible d?obtenir auprès du Registrar of Companies le nombre exact de détenteurs de la Business Card qui ont abandonné la partie, le profil des demandeurs locaux d?une Business Card, le nombre de projets d?entreprises réalisés et d?emplois créés. C?est à l?échéance de la période de validité de la Business Card, en 2009 pour celles émises en 2006, qu?un constat pourra être effectué, indique une source auprès du Registrar.
L?envahissement du bureau du Regis-trar of Companies par ces petits entrepreneurs d?un nouveau genre intervient après la promulgation du Business Facili-tation (Miscellaneous Provisions) Act de 2006. Comme son nom l?indique, cette légis-lation a eu pour objectif d?assouplir la lourdeur des procédures administratives auxquelles les investisseurs et hommes d?affaires locaux et étrangers étaient confrontés.
Et un des aspects les plus spectaculaires de cette législation est qu?elle a créé les conditions pour que les PME puissent démarrer leurs opérations en trois jours.
Ainsi, un entrepreneur dont le commerce ne nécessite pas l?obtention d?un Environment Impact Assessment, et qui ne fera pas l?objet d?une contestation de ses voisins, peut même commencer à travailler en attendant de détenir sa Business Card, qui coûte Rs 100 auprès du Registrar of Companies, et une autorisation d?opérer auprès d?une autorité locale moyennant un trade fee. Cette législation a ainsi introduit un concept fort progressiste, à savoir qu?une demande est considérée comme ayant techniquement obtenu l?aval des autorités compétentes si au bout de la période indiquée par la loi, celles-ci n?ont pas donné une réponse au demandeur.
Dénicher des talents d?entrepreneurs
Et un outil pour faire le tri entre les petits entrepreneurs qui veulent réussir et les autres, c?est la Small Enterprise and Han-dicraft Development Authority (SEHDA). Sa mission est de donner aux petits entrepreneurs les moyens d?asseoir leurs projets de création d?entreprise sur des bases solides. Les deux pôles de cet apport technique sont un service d?orientation et un programme de développement de compétences dans des domaines spécifiques.
Au chapitre de l?orientation, la SEHDA assure un service de conseil auprès des pe-tits entrepreneurs existants et des entrepre-neurs potentiels. Elle les aide à sélectionner le projet qui leur convient, les guide dans l?élaboration d?un projet d?entreprise, leur apporte le soutien pour éviter les écueils, saisir les opportunités du marché et adopter les solutions appropriées.
Entre-temps, les officiers de la SEHDA poursuivent leur pèlerinage dans le pays pour dénicher des talents d?entrepreneurs. Leur outil de prédilection est l?organisation d?une Semaine de l?entrepreneuriat dans des localités stratégiques, comme à Bambous cette semaine. Les dernières statistiques disponibles indiquent que 83 petits entrepreneurs qualifiés d?authentiques ont bénéficié de la part de la SEHDA d?une aide pour la mise en route de leur idée de création d?entreprise. Comme quoi?
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