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Petite frayeur pour le Red Star
Le champion en titre, le Port-Louis Red Star, avait sans doute prévu une petite soirée tranquille pour débuter le championnat en rencontrant les promus de l?ASJ Chebel, lundi soir à Vacoas. Mais au final, le Red Star l?emporte non sans difficulté en quatre sets (25-12, 25-13, 23-25, 25-23).
Par contre, en féminin, l?Union s?est préservé de toute mauvaise surprise en battant le YS Quatre-Bornes en trois sets ( 25-10, 25-12, 25-13).
Jusqu?au début du troisième set, tout indiquait que cette soirée allait être brève et sans encombre pour les Portlouisiens qui évoluaient sans Neeraj Mounien et Lindley Fareedun. Mais il a fallu que Gilbert Alfred et ses coéquipiers, croyant avoir fait le plus gros du travail, donnèrent du mou à l?adversaire.
?Lorsqu?on a fait 90 % du chemin, il n?en reste plus que la moitié à faire?, dit un vieux proverbe chinois.
L?ASJC, forcément motivée face aux champions soudainement à leur portée, a mis le paquet et a décroché cette fameuse troisième manche (23-25).?Zot contan après 3e set couma dir zot inn gagn championat?, ont lancé certains.
C?est vrai, ils n?ont pas gagné le championnat les joueurs de Chebel mais ils ont quand même pris un set aux champions. Il ne faut pas leur enlever ce mérite. C?est un événement qui n?arrive pas tous les jours et qui ne risque peut-être pas de se produire de sitôt.
Ce baptême chez l?élite, restera à jamais gravé dans la mémoire de l?ASJC. Dans quelques années, ils regretteront sans doute en disant : ?On y était presque. On aurait pu les battre.?
Fighting-spirit
Plus concrètement, ce résultat ne surprend pas forcément.
Chebel, fort d?un parcours honorable la saison dernière, était logiquement attendu cette année. Il va sans dire que les promus ont encore à montrer à ce niveau.
?Ils pratiquent un jeu simple et sont animés d?un bon fighting-spirit?, analyse Fayzal Bundhun, coach du PLRS. Et de poursuivre, ?il faudra faire attention à eux.? Ça c?est clair.
De son côté, le champion, qui apprend à jouer sans Lindley Fareedun, en partance pour la France, a dû faire sans Neeraj Mounien également lundi soir. Le fait de n?avoir pas été au complet a définitivement perturbé la bonne marche de l?équipe portlouisienne. Et les nouveaux dispositifs tactiques sont loin d?être maîtrisés.
?Il y a encore beaucoup à parcourir. La route est longue. Il ne faut pas se presser?, avoue Fayzal Bundhun.
En revanche, même si elle ne s?est pas précipitée, l?Union de Curepipe a balayé le YS Quatre-Bornes en trois sets. Les Quatrebornaises n?ont, malgré toute la bonne volonté du monde, rien pu faire face à l?organisation curepipienne. Cependant, l?essentiel pour Soellie Christian et ses coéquipières demeure le maintien.
Quant à l?Union, elle est encore loin de ses priorités.
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