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Paulo Bento ( Portugal) : "On a notre identité"

26 juin 2012, 20:00

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Paulo Bento ( Portugal) : "On a notre identité"

A l''''inverse de la France, le Portugal de Paulo Bento (à gauche) compte imposer sa manière de faire et son jeu à l''Espagne, mercredi en demi-finale. Il l’a affirmé dans une interview accordée à Maxime Dupuis, envoyé spécial d’Eurosport à Donetsk. Extraits.

Comment le Portugal aborde cette demi-finale face à l''Espagne, ce mercredi à Donetsk ? « Il va falloir développer notre jeu. On veut avoir la possession du ballon. On sait qu''il y aura des moments où l''on pourra. D''autres, non. Mais on a de l''ambition et du courage. Il va falloir être patient également et imposer notre pression partout sur le terrain. Mais il ne faudra pas défendre tout le temps. On ne peut pas faire ça constamment devant le champion du monde et d''Europe », répond le coach portugais. Avant d’ajouter que les Espagnols ont des faiblesses aussi.

Ce qui compte le plus, selon Paulo Bento, c’est qu’une « deuxième grande finale est au bout pour le Portugal » (après celle de 2004, perdue à domicile face à la Grèce, Ndlr).  « On en est conscient et c''est pour cela qu''on a tant travaillé ».

Interrogé sur les points faibles de l''Espagne, Bento reste tout de même évasif : « Ils ont quelques points faibles, comme toutes les équipes. Le plus important sera de les trouver, de les analyser et de trouver la bonne stratégie. Ils n''ont plus perdu depuis la Suisse en 2010 en match officiel. Mais ils ont connu des difficultés contre l''Italie et la Croatie. Contre la France aussi, ils ne se sont pas créé beaucoup d''occasions. Mais nous ne regardons pas ce que les autres ont fait contre l''Espagne, on a notre identité ».

Et que pense-t-il de d’une Espagne qui joue sans avant-centre fixe dans cet Euro ? « Peu m''importe si Fabregas joue 9. On a notre organisation et on viendra avec. On sera ambitieux », répond le sélectionneur portugais.

Le Portugal a quant même bénéficié de deux jours de repos supplémentaires. Cela constitue-t-il un avantage ? Réponse : « Ces deux jours, que puis-je y faire ? D''un point de vue physique, quatre jours suffisent pour se remettre d''aplomb. Même à ce moment de la saison. Nous, on a bénéficié de six jours. Les autres fois, quatre jours. Cela ne changera rien à notre avant-match. On va faire comme d''habitude, manger le même repas et on arrivera au stade avec la plus grosse motivation du monde ».

Et pour conclure, le journaliste d’Eurosport  a rappelé que le Portugal avait commencé ce tournoi difficilement, avant de monter en puissance. Ce qui avait suscité un certain nombre de critiques.  «  Je pense que les critiques ne sont pas arrivées au bon moment. Après l''Allemagne (Ndlr : défaite de 0-1), il fallait continuer à croire en ce qui était possible. On avait une grosse confiance et aujourd''hui, cela peut se transformer en moment de joie pour tout un pays. J''ai déjà joué une demi-finale en tant que joueur (ndlr : Euro 2000). J''aimerais maintenant disputer une finale en tant que manager ».

Source : Eurosport

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