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Paul Bérenger prend de la hauteur
Trêve de basses politicailleries et de commentaires aux allures de règlements de comptes envers les rivaux politiques. C?est un Paul Bérenger serein qui a rencontré la presse, hier, pour commenter l?actualité de la semaine. Se contentant des?appesantir sur quatre sujets principaux seulement, le leader du Mouvement militant mauricien (MMM) s?est engagé dans un exercice visant à chercher des solutions, plutôt que de simplement montrer du doigt? ou presque.
Le MMM persiste et signe sur le sujet de l?insécurité. Néanmoins, Bérenger a choisi cette fois-ci de commenter l?absence du commissaire de police, Ramanooj Gopalsingh pour alimenter ce débat. « La situation est très grave et ce cafouillage autour de qui dirige la police n?aide pas la population. C?est un état de choses dangereux », a-t-il déclaré. « Le commissaire de police laisse planer un doute. Il faut qu?il se décide. S?il part, je demande à la Disciplined Forces Services Commission de nommer un nouveau commissaire de police au plus vite. Dans le cas contraire, que le commissaire par intérim arrête d?usurper ses fonctions. »
Passant au volet économique, Paul Bérenger trouve que le débat sur le ciblage a « sombré dans la confusion ». Selon lui, c?est au cas par cas qu?il faudrait aborder la question, et non pas avec des « discussions généralisées qui ne mènent à rien ». Et de citer l?exemple de l?annonce des augmentations des frais d?inscriptions à l?université de Maurice. « Il faut un ciblage constructif, comme c?est le cas aux États-Unis actuellement. Là-bas, les meilleures universités réfléchissent sur une baisse des frais de scolarité pour ceux dont le foyer fiscal touche moins de $100 000 par an. » Un exemple à suivre à Maurice, selon le leader du MMM.
Finalement, le parti des mauves a déploré le man-que de cohérence entre les ministres Arvin Boolell et Rajesh Jeetah sur la visite de ce dernier à Madagascar. « Ce territoire représente un potentiel agricole intéressant pour la sécurité alimentaire de Maurice. Mais Arvin Boolell se contente de faire des commentaires sans suivi sur le Mozambique, alors que Rajesh Jeetah est à Madagascar dans une indifférence totale. » Il aurait fallu un travail sérieux et plus soutenu, estime Paul Bérenger.
L?Icac revient sur le tapis</B>
Mais les solutions et propositions passées, c?est la suite de la campagne du MMM contre l?Independent Commission against Corruption (ICAC) qui est revenue sur le tapis. Car Bérenger a, une fois de plus, réclamé la démission d?Indira Manrakhan de la commission, à la suite d?une série d?allégations de « passe-droits, d?abus de pouvoir et de trafic d?influence ». Au sujet de l?affaire Ajay Gunness, le leader du MMM a déclaré qu?un « prochain gouvernement MMM fera toute la lumière sur l?implication d?Indira Manrakhan dans l?affaire fabriquée de toutes pièces contre Ajay Gunness ».
Amer contre la plate-forme syndicale</B>
À l?heure des questions, Paul Bérenger a été confronté à la réaction de la plate-forme syndicale devant son absence à la manifestation des étudiants vendredi dernier. Yahya Paraouty avait ouvertement exprimé sa déception sur cette absence, avant que certains membres du MMM présents ne se fassent entendre.
« Le MMM a soutenu la plate-forme syndicale, bien que nous tenions des positions nuancées sur plusieurs sujets. Des membres du parti étaient présents, et je salue leur réaction », a déclaré Paul Bérenger. « Ce n?est pas la première fois que les syndicats ou groupuscules d?extrême gauche sèment la confusion dans la plate-forme syndicale. Nous allons soulever la question dans notre prochain bureau politique, et après les débats, nous allons décider de maintenir ou pas notre présence dans la plate-forme. Enough is enough. »
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