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Paul Bérenger estime que le budget a créé un déclic

29 avril 2005, 00:00

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Pétarades, cris et sifflets se noient dans le son des ravanes et djembés. Victoire ? Le Mouvement socialiste militant (MSM)-Mouvement militant mauricien (MMM) tient un discours de vainqueur aux élections générales, même si la date des législatives ne sera annoncée que le 1er mai. Plus que jamais, la sérénité y est. Bouclant sa série de congrès en marge du 1er mai, hier, à Quatre-Bornes, l?alliance gouvernementale a joué trois atouts : bilan, équipe et budget.

?Nous étions déjà forts. Je le savais. Nous avons notre équipe et notre bilan. Mais il manquait un déclic. C?est arrivé avec le budget, qui a changé l?humeur?, tonne Paul Bérenger confiant, devant un millier de partisans venant de la circonscription n° 18, Belle-Rose- Quatre-Bornes. Un ?chef-d??uvre de budget? qui, estime le leader du MMM, a mis K.-O. l?opposition, ?déboussolée tant au Parlement qu?à l?extérieur?.

Une alliance sociale que le leader mauve ne se lasse pas de critiquer, que ce soit au niveau de ses composantes que de ses chefs de file. Il revient, devant une audience silencieuse, sur le choix de Navin Ramgoolam pour le poste de vice-Premier ministre. ?Il a dit que la nomination sera déterminée par le plus grand nombre de votes qu?un candidat obtiendra. C?est dangereux, vilain et honteux. C?est une insulte pour le peuple.?

Paul Bérenger analyse que c?est annonciateur ?de la fin?. ?Quand une personne se débat de cette manière-là, c?est pour la dernière fois. Quand on est en train de perdre pied, on ne sait pas quoi dire, et on dit n?importe quoi. Voilà où il en est arrivé.?

Un Navin Ramgoolam, martèle Pravind Jugnauth, le leader du MSM, qui a été un fiasco comme Premier ministre et comme leader de l?opposition, un ?enfant qui a échoué à ses examens?.

Après le leader, ses lieutenants. Xavier-Luc Duval et Rama Sithanen en font les frais, étant donné qu?ils seront les éventuels candidats dans cette circonscription de Belle-Rose-Quatre-Bornes. ?Vous verrez. Une équipe de chiens et chats. Nous en rirons.?

Pravind Jugnauth avance que Rama Sithanen déteste Xavier Duval et ce dernier ne supporterait plus Navin Ramgoolam. Non sans avoir rappelé la réunification avortée de la famille des Bleus.

Flambée préélectorale

Maurice Allet, leader du Parti mauricien social-démocrate (PMSD), enfonce davantage le clou, en affirmant que Xavier Duval ne s?est jamais présenté deux fois de suite dans la même circonscription au cours de sa carrière politique. Le clou, Pravind Jugnauth, lui, voudrait l?enfoncer dans le cercueil de l?alliance sociale le jour du 1er mai, avant que les élections générales ne soient synonymes d?enterrement.

Au-delà des discours politiques, où Teeren Appasamy et ses financements allégués sont écartés le temps du congrès, l?audience a droit à un résumé du bilan économique. Le ministre de la circonscription, Sushil Khushiram s?attèlle à expliquer, dans un langage le moins compliqué possible, la réussite du présent gouvernement face à son prédécesseur : un plus grand nombre d?emplois créés et des investissements en hausse.

Les discours réchauffent le c?ur en attendant la flambée préélectorale. Et le ministre des Collectivités locales, Prithviraj Auroomooga Putten, n?hésite pas à mettre le feu bien en avance sur le calendrier. Son entrée dans la mairie de la ville des Fleurs se fait au son de cris et chants d?une trentaine de ses sympathisants. Des jeunes gagnés à sa cause, que Paul Bérenger rappelle au silence lors de son intervention.

Hormis les leaders, les secrétaires généraux du MMM et du MSM crient également à la victoire. Ils ont exprimé cet optimisme lors d?une conférence de presse, hier après-midi, à l?hôtel Le Labourdonnais. ?Le 1er mai sera celui de la victoire?, tonne Ivan Collendavelloo, alors que Nando Bodha estime que le ?budget canon? de son leader permettra au pays de bouger ?vers un nouvel avenir?.

Le secrétaire général du MSM ajoute : ?L?opposition se rend compte que leurrer la population ne peut être qu?un programme à court terme et qu?elle se raillera en masse sous le signe de la victoire à Vacoas, le 1er mai?. Mais, à Vacoas, ce n?est qu?un meeting, pas le décompte des voix?

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