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Patrick Sahajasein, pongiste dans l?âme
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Patrick Sahajasein, pongiste dans l?âme
La passion ne connaît pas de limites. Ce n?est certainement pas Patrick Sahajasein qui nous dira le contraire. Dix années au service de la sélection nationale en tant que joueur, il est maintenant passé de l?autre côté de la barrière pour devenir entraîneur. Et comme pour le mettre au défi, un énorme projet lui est confié : s?occuper de la sélection nationale dans le cadre des Championnats d?Afrique qui auront lieu du 17 au 23 novembre prochain à Maurice.
« Je ne m?y attendais pas surtout pour une compétition de cette envergure. Cette confiance me fait énormément plaisir », se réjouit Patrick Sahajasein, qui a soufflé cette année, ses 34 bougies.
Il reconnaît, néanmoins, que sa tâche ne sera guère facile. « Les championnats sont derrière la porte. On ne peut pas préparer une équipe en quelques semaines. La plupart des joueurs sont encore jeunes et n?ont pratiquement aucune expérience du haut niveau. Mais nous ferons de notre mieux », rassure-t-il. Car, quoi qu?il arrive, ces championnats serviront avant tout de tremplin aux jeunes, pour les compétitions futures. « La relève est là. Il faudra, cependant, lui accorder encore quelques années avant qu?elle ne soit performante », déclare-t-il.
Il décroche son diplôme d?entraîneur à Lille
Mais, au fait, comment cet ancien élément de l?élite a-t-il vécu la transition de joueur à entraîneur ? « Cela s?est passé sans regrets. En tant qu?athlète j?ai participé à pratiquement tous les grands évènements sportifs de la planète, à commencer par les Jeux des îles de l?océan Indien jusqu?aux Jeux olympiques, en passant par les Jeux du Commonwealth et les Jeux d?Afrique. »
Et de poursuivre : « J?ai toujours eu une grande passion pour le métier d?entraîneur. J?ai d?ailleurs un diplôme de Brevet d?Etat que j?avais obtenu à l?issue d?une longue formation en France. »
Détenteur d?une bourse sport-études en 1994, Patrick Sahajasein avait mis le cap sur Lille, pour décrocher son diplôme d?entraîneur. « La formation avait duré un an et demi », se rappelle-t-il.
Diplôme en poche, le médaillé d?or des derniers JIOI, décrocha en 1997, le poste de Sports Coach au MJS. Il fut affecté au centre de formation pendant une année. « Je me suis occupé par la suite de la formation des jeunes au niveau des régions», explique-t-il.
Patrick Sahajasein dévoile, par la même, son âme de formateur. Sa stratégie : une bonne base.
« L?important n?est pas de créer des champions mais d?offrir une bonne formation de base aux jeunes pour que, dans les années à venir, ils soient des joueurs complets. Tout le monde ne peut certes être champion mais en sport, la réussite passe par un travail d?équipe», souligne-t-il.
Ce jeune entraîneur est optimiste quant au devenir du tennis de table mauricien. «L?avenir, ce sont les jeunes.»Toutefois, dit-il, ils ont besoin d?aide :
« Il faudra leur accorder plus de facilités afin qu?ils puissent, en parallèle avec le sport, songer à leur carrière professionnelle. Beaucoup d?athlètes sacrifient études et vie familiale pour se consacrer à leur discipline de prédilection et, après leur carrière sportive, ont énormément de mal à trouver un emploi. Il faudrait trouver une formule qui permette à l?athlète de s?épanouir pleinement sur le plan sportif tout en sachant qu?il est assuré d?une carrière professionnelle après sa retraite. »
La formule, les autorités l?ont trouvée à travers l?instauration du Trust Fund For Excellence in Sports. Espérons que cette fondation, dont le Chief Executive est l?ancien ministre des Sports, Michael Glover, bénéficiera du soutien de l?Etat tout comme celui du secteur privé en termes de facilités. Il y va de l?avenir de nos sportifs.
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