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Passionnément «rooibos?»

13 février 2008, 00:00

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Les piliers des boîtes de nuit reconnaîtront aisément le visage de Catherine car durant son adolescence, de même qu?à son retour d?études, cette jeune femme de 27 ans a animé plusieurs soirées en tant que DJ. Son style musical préféré pour le mixage est l?electro-house. Mais depuis un mois, elle est si prise par Avahna, la compagnie qu?elle a mise sur pied, qu?elle n?a pas touché à une console de mixage. «Cela me manque énormément, en particulier le vendredi soir quand les envies de mixer me prennent. L?appareil de mon frère sur lequel j?ai l?habitude de m?exercer, est en train de prendre de la poussière. Je n?ai pas un moment pour cela tant ma compagnie m?accapare», dit-elle en soupirant.

Le choix de carrière de cette ancienne élève du Bon et Perpétuel Secours puis du Bocage International School a toujours fluctué. Au début, cette benjamine d?une famille de trois enfants, veut marcher sur les traces de son père qui est ingénieur chimique et mécanique. Mais c?est dans l?ingénierie civile qu?elle veut évoluer. De ce fait, son choix de matières à l?étude au secondaire est un mélange de sciences, de mathématiques et de langues.

Après en avoir terminé avec l?école, Catherine s?accorde une année sabbatique au cours de laquelle, elle découvre la programmation informatique. Elle croit alors avoir trouvé la filière qui lui convient. Elle va rejoindre sa s?ur à Melbourne en Australie et se fait admettre au Royal Melbourne Institute of Technology où pendant trois ans, elle étudie la Business Information Technology. «C?est un mélange de programmation, de réseau et de gestion et c?est passionnant». Son diplôme obtenu, Catherine qui a pourtant la possibilité de jouer les prolongations dans ce pays, retrouve son île natale. «Je crois qu?au fond, je suis très attachée à ma famille».

C?est avec beaucoup d?enthousiasme qu?elle prend de l?emploi au sein d?une société informatique où elle s?occupe de programmation. Mais au bout de sept mois, elle réalise qu?elle ne veut pas finir ses jours ainsi, à ne regarder que son écran d?ordinateur. «Mon collègue et moi étions à deux pas et pourtant, nous communiquions par chat. Quand je rentrais chez moi, j?avais besoin de parler. La programmation, c?est bien mais elle vous coupe du reste du monde».

Catherine se trouve un autre emploi dans une autre société et intègre son département informatique. La nature de son emploi est sensiblement différente car elle y fait beaucoup de graphisme. La jeune femme sent toutefois que ce n?est pas tout à fait cela qui lui conviendrait et se met à rêver d?avoir sa propre compagnie.

Elle qui aime bien prendre soin de sa peau et de son corps, lutte depuis toujours contre une allergie qui lui donne de petits boutons sur le menton. La tante de son fiancé, qui vit en Afrique du Sud, lui fait parvenir un soin du visage à base de rooibos pour les peaux sensibles et allergiques. Le rooibos est une plante endémique aux propriétés antiallergiques et anti-oxydantes qui peut être consommé sous forme d?infusion mais qui entre aussi dans la fabrication de produits de soins pour le visage et le corps pour femmes, hommes et enfants.

Essayant le produit en question, elle décide de l?adopter car «il donne des résultats». Le produit en question est de la marque Annique Rooibos, élaboré par le Dr Annique Theron. La réputation de la compagnie sud-africaine éponyme n?est plus à faire car elle existe depuis 37 ans. La maison mère est à Pretoria.

«Mon collègue et moi étions à deux pas et pourtant, nous communiquions par «chat». Quand je rentrais chez moi, j?avais besoin de parler. La programmation, c?est bien mais elle vous coupe du reste du monde».

Une dizaine de compagnies commercialisent des produits à base de rooibos en Afrique du Sud mais d?après Catherine, ceux de la marque Annique Rooibos «constituent le haut de gamme. De ce fait, ils ne peuvent être commercialisés dans les grandes surfaces mais plutôt chez les esthéticiennes. Et ceux appelés à les vendre doivent connaître leurs propriétés sur le bout des doigts».

Sachant que bon nombre de Mauriciens ont une peau sensible, Catherine décide de se lancer dans l?importation et la grande distribution des produits Annique Rooibos. Avant de commencer, elle se rend auprès de la maison mère et se familiarise pendant trois jours avec ces produits. A son retour, elle enregistre sa compagnie, Avahna, qui est opérationnelle depuis mars 2007. Mais ce n?est que depuis six mois qu?elle fait un forcing sur le marketing.

En sus des cabinets d?esthétique et des spas dans les hôtels, elle a institué un réseau de représentantes chargées de mieux faire connaître ses produits. Elle s?est également lancée dans un nouveau concept de ventes, soit l?organisation de soirées ou de journées de tests de produits. «Je vais chez une amie qui a invité d?autres personnes susceptibles d?être intéressées par les produits. Pendant que certaines essaient le rooibos en infusion qui est très relaxant, je fais découvrir les produits aux personnes présentes en les testant sur elles».

Les produits de soins du visage et du corps sont nombreux aussi bien dans les grandes surfaces qu?en pharmacie. En quoi ses produits font-ils la différence ? Catherine dont le showroom est à la rue d?Entrecasteaux à Port-Louis, argue qu?il n?existe pas un grand nombre de marques de produits adaptés aux peaux sensibles. «C?est dans ce créneau là que je me positionne bien qu?Annique Rooibos ait des produits pour tous types de peaux».

La jeune femme est si passionnée par les propriétés de rooibos qu?elle pourrait en parler pendant des heures. C?est signe qu?elle a enfin trouvé sa voie?

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