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Pas de fausses excuses, s’il vous plaît
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Pas de fausses excuses, s’il vous plaît
Les joueurs italiens sont les premiers coupables de l’élimination de la Squadra Azzurra au premier tour de l’Euro 2004 et ne doivent pas se réfugier derrière le match nul 2-2 entre la Suède et le Danemark les condamnant inévitablement à un retour prématuré à la maison, estime mercredi la presse italienne. “Une équipe dans les choux. Ne cherchez pas d’alibis”, résume le titre d’un éditorial du quotidien La Repubblica.
La Stampa est encore plus sévère : “Il n’y a pas un seul vrai champion au sein de notre équipe nationale.” L’Italie a battu la Bulgarie 2-1 mardi soir. Elle termine avec cinq points dans le groupe C, à égalité avec la Suède et le Danemark qui la devancent au nombre de buts marqués dans les confrontations directes. La presse italienne, pourtant, refuse de croire à un arrangement entre Suédois et Danois et préfère concentrer ses attaques sur son équipe. “Une escroquerie annoncée ? Difficile d’avancer la moindre preuve”, souligne le Corriere della Sera. La Gazzetta dello Sport émet cependant quelques doutes sur le match nul de mardi mais elle préfère s’attarder sur les conséquences de l’élimination italienne qui, selon elle, marque la fin de l’ère Trapattoni et annonce l’arrivée à la tête de la Squadra d’un autre ancien entraîneur de la Juventus Turin, Marcello Lippi.
Le seul joueur à trouver quelque grâce aux yeux des journalistes transalpins est le jeune buteur de la Roma, Antonio Cassano, dont la détresse s’affiche dans la presse italienne.
Plusieurs journaux illustrent en effet leur une de deux photos prises à quelques secondes d’intervalle. Sur la première, Cassano apparaît le visage radieux après son but victorieux dans les dernières secondes du match contre la Bulgarie et qu’il croit alors synonyme de qualification pour les quarts de finale. Sur la deuxième, le jeune attaquant est en pleurs : on vient de lui apprendre l’égalisation de la Suède qui condamne l’Italie.
Le ton des journaux danois et suédois est naturellement différent. “Triomphe nordique”, titre le Dagens Nyheter, principal quotidien suédois, dans ses pages sportives. Le Svenska Dagbladet se félicite pour sa part du “résultat magique d’une nuit magique”.
“Le temps des miracles n’est pas terminé. Les secondes s’écoulaient, la Suède était menée 2-1 et soudain l’égalisation magique à 2-2 de Mattias Jonson a envoyé la Suède en quarts de finale samedi”, ajoute le quotidien suédois.
Dans son éditorial, Simon Bank se permet même de railler les Italiens. “Même si un âge de glace apparaît au bout de l’éternité et qu’un nouveau monde émerge de cet âge de glace, et que le monde s’écroule, même dans ce cas, il y aura toujours un Luigi ou un Pietro pour surgir derrière nous et crier due a due ? (2-2)”, écrit-il dans l’Aftonbladet.
Cité dans le tabloïd danois EkstraBladet, le défenseur central Martin Laursen, ancien joueur du Milan AC, ne cache pas sa joie après ce mauvais tour joué aux Italiens : “Je ne peux pas m’empêcher de dire : Ha (...) Les Italiens sont éliminés, eux qui ne cessaient de se demander avant le tournoi qui ils pourraient bien affronter en finale.”
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