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Partenaire stratégique au port: les intentions du gouvernement diversement appréciées

4 juin 2009, 00:00

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Partenaire stratégique au port: les intentions du gouvernement diversement appréciées

Si les syndicats du port se disent satisfaits de la décision du gouvernement de reporter sa décision pour savoir s’il faut prendre un partenaire stratégique au port, par contre, dans d’autres milieux, c’est la grogne.

«C’est une décision purement politique et non économique», confie d’emblée un opérateur qui veut garder l’anonymat. Ce sentiment est partagé par d’autres acteurs du secteur. Car il est difficile d’expliquer certains faits. Selon une autre source, le gouvernement a dépensé quelque Rs 60 millions à la préparation du document d’appel à candidatures pour cet exercice de partenaire stratégique. Pourquoi avoir dépensé cette somme sans, en fin de compte, prendre une décision?

Il faut aussi savoir qu’une décision devait être prise en mars de cette année sur le choix du partenaire stratégique. Cela a été reporté finalement à juin de cette année toujours. A présent, le choix est à nouveau reporté, pour ne pas dire que l’option pourrait avoir été remise en question. L’idée même d’un partenaire stratégique n’est plus d’actualité. «Ils ne veulent pas développer un rapport antagoniste avec les quelque 1 500 employés qui viennent d’une section de la population et d’une circonscription précise. Désormais, la décision ne pourrait être prise qu’après les prochaines élections», laisse-t-on entendre dans certains milieux du port.

Pour le ministre du Tourisme et des Communications extérieures, les autorités mauriciennes ne peuvent prendre une décision alors que la crise économique internationale a ralenti les activités du port. Intervenant au Parlement le 3 juin, il rappelle que quatre compagnies internationales avaient fait part de leur intérêt à devenir des partenaires à la Cargo Handling Corporation (CHC) pour la gestion du port mauricien.

Il devait également mettre l’accent sur le fait que Maurice a investi quelque Rs 5 milliards dans les infrastructures portuaires durant les cinq dernières années, notamment avec l’acquisition de trois nouveaux portiques. Il s’agit aussi de ne pas brader le port en cette période de crise.

Ce sont ces arguments que reprennent des syndicalistes du port pour contrer l’éventualité qu’un partenaire stratégique ne soit relancée. «Il faut non seulement reporter la décision. J’espère qu’on rejette une bonne fois pour toute cette option. La CHC est en train de bien faire. On ne peut pas aujourd’hui donner le port dans un plateau au secteur privé», affirme, à cet effet, Gérard Bertrand du Stevedoring and Marines Staff Employees’ Association.



 

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