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Pang Chin n?aurait pas déclaré plus de 100 000 produits
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Pang Chin n?aurait pas déclaré plus de 100 000 produits
L?usine Pang Chin, soupçonnée d?abus au niveau des concessions douanières accordées pour les importations (telles que prévues dans l?Industrial Expansion Act), n?aurait exporté que 0,02 % de sa production en trois ans. Cela, alors qu?un pourcentage beaucoup plus fort, soit 80 %, aurait dû être destiné à l?exportation.
C?est ce que révèle un premier inventaire effectué par la Customs Investigation Unit (CIU) et l?Industrial Section de la douane, hier. C?est ainsi que des dizaines de milliers de produits de l?usine, tels que draps et taies d?oreiller, entre autres, auraient été écoulés sur le marché local. Il aurait en effet été établi, après examen de documents hier, que l?usine n?aurait pas déclaré plus de 100 000 produits.
La douane accuse donc Pang Chin Ltd de n?avoir pas obtenu son autorisation, ainsi que celle du ministère du Commerce, pour écouler ses produits à Maurice. Cette autorisation est accordée sur une base annuelle.
Pluie de procès
Ce qui n?aurait pas été le cas pour 2005. Et cela constituerait une infraction de l?article 5 de l?Industrial Expansion Act. Cette fraude représenterait, selon un enquêteur, un manque à gagner ?non pas pour la douane mais pour l?Etat?. Et un premier audit, pour en situer l?ampleur, indiquerait plus d?un million de roupies...
L?inventaire des tissus importés de Chine et ceux qui ont été utilisés n?a cependant pu se faire dans les conditions idéales hier, en raison du manque de certains équipements dont une balance électronique. L?exercice doit donc se poursuivre.
Me Sunil Bheeroo, qui défend les intérêts de la compagnie Pang Chin, déclare, pour sa part, qu?à ce jour la douane n?a pu établir que son client a commis une fraude. Cette démarche de la douane, précise-t-il, a porté préjudice à son client, qui n?a pu, depuis plusieurs semaines, poursuivre ses opérations et honorer ses commandes de l?étranger.
Il indique également qu?une nouvelle mise en demeure a été servie hier après-midi à Bert Cunningham et ses hommes pour leur interdire d?être présents dans l?enceinte de l?usine. Et d?ajouter qu?une pluie de procès en réclamation est à prévoir contre la douane qui n?a pu prouver ses allégations. Interrogé sur le fait qu?elle a établi que son client n?a exporté que 0,02 % de sa production, l?avocat déclare ne pouvoir faire de commentaire ?sur ce document dont je ne connais pas la teneur?.
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