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Panache change de gamme
Meubles des Indes: contour ciselé, finition parfaite. Panache, synonyme du luxe. Cette filiale de General Construction (GCC) est en phase de restructuration, sortir du créneau limitatif des meubles anciens pour diversifier dans tous les services modernes de l’ameublement.
La restructuration en cours s’insère dans une stratégie à long terme, dit le directeur général, Dominique de Commarmond. Tout en maintenant sa production de meubles antiques, elle s’installe dans la conception et la fabrication de cuisines, le mobilier de bureau, l’ameublement de maison et la confection de portes.
Quand la GCC rachète Panache en 1989, elle l’intègre dans un package complet pour la construction d’hôtels. Le label de luxe s’installe sur le littoral: Belle-Mare Plage, Royal Palm, Taj Exotica, Prince Maurice et le Telfair, par exemple. “Que faisons-nous quand il n’y a plus d’hôtels en construction ? Il nous a fallu un créneau susceptible de générer des revenus”, souligne le directeur général de l’entreprise.
Le processus de diversification démarre avec l’assemblage du mobilier de bureau, dont les pièces détachées sont importées d’Europe. Pour répondre aux exigences du marché, Panache a investi dans ses unités locales de production. Au fur et à mesure, la gamme de services s’est étendue, souligne Dominique de Commarmond.
En effet, Panache propose une solution à sa clientèle. Une entreprise n’a qu’à venir de l’avant avec son espace à remplir. Et Panache se charge du reste, du design des meubles jusqu’à leur installation. Ce service rapide, prêt à placer concerne également le mobilier de cuisines et l’ameublement de maison. D’ici peu, l’entreprise se portera acquéreur de nouveaux équipements qui assureront une production selon les tendances mondiales. Aujourd’hui, l’entreprise compte 100 employés avec un chiffre d’affaires supérieur à Rs 100 millions.
Toujours dans cette stratégie, Panache compte signer la représentation d’une marque européenne dans le haut de gamme, qui s’adresse à une clientèle plus sélecte.
La clientèle des meubles ciselés se rapetisse. Les moyens financiers s’amenuisent. Et la génération montante préfère la modernité de l’ameublement. “Les jeunes couples préfèrent la fonctionnalité, des meubles pas chers qu’ils puissent montrer chez eux”, explique Cédric Lincoln, directeur de la production. N’empêche que Panache, dans sa nouvelle vision, n’abandonnera pas ce créneau qui lui a valu sa réputation. Au contraire. D’abord, elle allégera son catalogue. Et de l’autre, de nouvelles lignes de meubles antiques style Louis XV et VI y seront ajoutées.
À l’item des matières premières, la faible demande locale entraîne une importation minime, mais à un coût supérieur. Pour Cédric Lincoln, l’entreprise ne peut se permettre d’investir massivement dans du bois qui restera à l’entrepôt, dans l’attente des commandes. Le bois reste une matière renouvelable. Cependant, l’entreprise déplore le manque de bois de première qualité.
La diversification n’aura aucune incidence sur la qualité. Qui dit qualité, dit prix fort, comme le maintient le directeur général: “Aujourd’hui, il n’y a rien dans la vie qui coûte moins cher et qui soit de très bonne qualité…”
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