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Pamella nous présente « Houria » ou vice versa?
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Pamella nous présente « Houria » ou vice versa?
C?est une belle histoire, moitié mauricienne, moitié afghane. C?est celle de notre compatriote Pamella Edouard, comédienne et de son personnage, Houria, une femme qui croupit dans une cellule en Afghanistan avant sa lapidation.
Après avoir joué le 8 mars au siège de l?Unesco pour marquer la Journée internationale de la femme, Pamella Edouard nous présente finalement Houria ce 9 aoùt.
Mai c?est plutôt Houria qui nous rend Pamella Edouard, établie en France pour vivre son art, pour laisser exploser son talent. Un talent vite acclamé à sa juste valeur. Outre l?Unesco, Amnesty International séduite par l?histoire et par l?interprétation, a parrainé la pièce.
« Cette femme est trop forte, ça ne peut être moi. » En découvrant « Houria, la femme que j?étais », la pièce écrite par son époux, Gaspare Dori, Pamella est impressionnée. Pourtant entre les deux femmes, il y a tellement de similitudes.
Pamella a 30 ans, Houria n?a pas d?âge. Là n?est certes pas la ressemblance. Mais Pamella se sentait prisonnière à Maurice (mentalités étriquées, communalisme exacerbé) et puis il y eut les émeutes de 1999 et, apeurée, elle a préféré s?exiler, loin de son pays qui se déchirait. Pamella a choisi le chemin de la liberté.
Pour l?Afghane Houria aussi, l?emprisonnement, ce n?est pas que quatre murs qui vous enferment, qui vous étouffent, qui vous obstruent le ciel, l?horizon, les étoiles, en attendant les abominables jets de pierres. C?est une prison sans murs, c?est un enfermement psychologique auquel on n?échappe que par la pensée, par le biais de l?imagination, vers des destinations lointaines où la justice et la dignité existent.
A Maurice, contrairement à Houria, Pamella avait, elle, le droit de sourire. Ce n?était pas un délit, pas forcément une forme de séduction punissable par un régime totalitaire et obscurantiste, comme celui des talibans. Mais elle aussi avait besoin d?évasion et sa pensée fertile engendrait des poèmes, recueillis dans des cahiers secrets, qui renfermaient ses besoins d?air libre, de jouissance pas toujours assouvie?
Sur nos planches, Pamella avait ce goût amer de « pas assez ». A Paris, elle a explosé. Trois ans après, grâce à Immedia, elle revient nous présenter Houria. Mais c?est Houria qu?il faut remercier, grâce à elle, on retrouve Pamella et son beau sourire?
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