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Palais Royal

24 mars 2007, 00:00

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Ô les plaisirs du palais et des délices de la gourmandise ! A la pâtisserie et à la viennoiserie La Parisienne, la fourchette pique allègrement dans le délicat et le fondant du baba au rhum, du tiramisu ou encore du Saint Honoré. Sur place, les pâtes brisées et feuilletées habillent ces desserts succulents, pour le plus grand plaisir du palais.

Au réveil, le croissant ou le pain au fromage, délicieusement croquants, vous donnent une idée du bonheur jamais savouré auparavant. Aux bons soins de Patrick Senille, maître pâtissier, glacier et chocolatier, le gérant de La Parisienne, le savoir-faire français y déploie les ailes pour vous mettre à chaque fois dans un état de béatitude complet.

Derrière le comptoir, le sourire généreux de Doreen Senille, l?épouse du maître des lieux, vous souhaite le bonjour. A peine la porte franchie, que l?éclat de la vitrine qui vous fait de l??il. L?eau vous vient à la bouche lorsque vos yeux s?attardent sur les couleurs du chocolat, le blanc de la crème fouettée, l?assemblage de fruits délicats couchés sur une genoise fine et légère.

<B>Tout un art</B>

Ce travail d?artisan, est né du savoir-faire de Patrick Senille, détenteur d?un Certificat d?Aptitude Professionnelle (CAP) de pâtissier/chocolatier/glacier. Installé chez nous depuis dix ans, il a été chef pâtissier dans quelques établissements du pays, avant de se décider à se mettre à son propre compte.

Ouverte de 7 heures à 19 heures 30, depuis le 16 décembre dernier, La Parisienne s?est mise au service de la qualité, de la finesse pour matérialiser tous les rêves de gourmandise des habitants de la région de Beau-Bassin.

« J?ai vite réalisé que tout le monde ou presque, aimait le sucré. Chez nous, l?accent est mis principalement sur la qualité. Toute notre pâtisserie est à base de purée de fruits. Il y a donc moins de sucre dans notre pâtisserie, beaucoup de crème fraîche et beaucoup d?ingrédients importés de France, à commencer par notre farine,» explique l?imposant Patrick Senille.

Sa spécialité : le vacherin, ce gâteau meringué garni de glace et de crème chantilly. Les desserts classiques : génoise de fruits, mousse au chocolat, ganache, côtoient le tiramisu, génoise imbibée de café, rehaussée par les saveurs de la crème chantilly et du café, le Saint-Honoré, ce gâteau fait de pâte brisée ou feuilletée, bordé d?une couronne de petits choux à la crème, garni au centre de crème chantilly.

Debout chaque jour aux aurores, Patrick Senille ne fait confiance qu?à Kenny Bien-aimé, le beau-frère de sa femme pour l?élaboration de ses gâteaux. Il lui a appris les secrets de fabrication de la maison. D?ailleurs, à La Parisienne, les affaires se font et se gèrent en famille : sa femme et sa belle-mère derrière le comptoir, Kenny et lui-même aux fourneaux. Le personnel est donc constitué de ces quatre bonnes volontés, dévouées à satisfaire les gourmands les plus demandeurs, voire les plus coriaces.

Patrick Senille, originaire de Vesoul, une petite ville à côté de Besançon en France, a grandi dans la boulangerie de son grand-père.

?Les pâtes sont comme les gens. Il ne faut pas les stresser, sinon gare au résultat.?

A quatorze ans, il débute son apprentissage. Plutôt que de suivre les traces de son grand-père, il choisit la pâtisserie, plus noble, selon lui. Jeune ouvrier pendant trois ans, il se spécialise, décroche son CAP et devient le bras droit de nombreux pâtissiers.

En vacances chez nous, il craque pour le soleil mauricien et pour le sourire désarmant de Doreen. Depuis, l?île Maurice est devenue sa «petite île au trésor». «Les clients sont fidèles mais exigeants. On leur offre une pâtisserie de qualité, pas forcément égale à leur habitude de consommation.»

Pour offrir le meilleur, il soigne la finition et la présentation, en sus d?une préparation rigoureuse, pour laquelle il veille à chaque étape de leur élaboration. De ses grandes mains agiles, il pétrit la pâte, la laisse reposer le temps nécessaire.

«Les pâtes sont comme les gens. Il ne faut pas les stresser, sinon gare au résultat,» laisse-t-il échapper dans un éclat de rire. Pour la suite de l?opération, il garde jalousement ses secrets de fabrication. A La Parisienne, les saveurs ont ce petit goût de paradis qui fait que la gourmandise a ce je-ne-sais-quoi d?irrésistible.

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