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P. Jugnauth : ?Il n?y a pas eu et il n?y aura pas de «cover-up»?
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P. Jugnauth : ?Il n?y a pas eu et il n?y aura pas de «cover-up»?
L?Opposition essaie de marquer des points sur les tentatives de cover-up du gouvernement sur les différents scandales. La majorité n?a pas plus d?arguments mais arrive à s?en sortir. C?était lors de la Private Notice Question (PNQ) du leader de l?opposition.
Navin Ramgoolam voulait connaître les conclusions des enquêtes policières sur la fraude massive à la Mauritius Commercial Bank au préjudice du Fonds national de pension (scandale MCB-NPF), sur l?aide obtenue par Toorab Bissessur pour quitter le pays, de même que sur l?assistance financière qu?il a obtenue à l?étranger. Le suivi de la déposition d?un dirigeant travailliste contre Pravind Jugnauth pour diffamation en décembre 2003 a aussi intéressé le leader de l?opposition.
A plusieurs reprises, Pravind Jugnauth, a martelé : ?Il n?y a pas eu et il n?y aura pas de tentative de cover-up? et a précisé que l?Independent Commission against Corruption (Icac) ainsi que la police ont ?absolute liberty? pour enquêter.
C?est davantage l?enquête policière sur la fraude à la MCB qui a préoccupé les membres de l?opposition. Navin Ramgoolam et Madun Dulloo interpelleront Pravind Jugnauth en quelques occasions sur cette affaire. Le Premier ministre suppléant, Pravind Jugnauth, rappellera que le 26 septembre et le 23 octobre 2003, le Chief Internal Auditor de la MCB s?est rendu à la Central Investigation Division (CID) pour évoquer une fraude de Rs 632 millions au préjudice de la banque. Une partie de cet argent a également atterri sur les comptes bancaires de tierces personnes.
En janvier 2004, le Fraud Investigator de la MCB fait une autre déposition à la police concernant ce même montant. L?enquête policière, dans les deux cas, n?a pas encore été bouclée, précise Pravind Jugnauth. De sources proches des Casernes centrales, il nous revient que des développements importants pourraient intervenir cette semaine. Sans compter que l?Icac poursuit ses investigations sur une partie de la fraude, soit celle intervenant après 2002, alors que la police enquête, elle, sur le préjudice subi durant la période antérieure à 2002.
?Propos préjudiciables?
Navin Ramgoolam a aussi demandé à Pravind Jugnauth si les propos de Paul Bérenger sur la solidité de la banque n?ont pas été ?préjudiciables? à l?enquête. Il a alors été interrompu par le Speaker, Dev Ramnah, qui lui a rappelé que selon les Standing Orders, il n?est pas permis de commenter l?avis d?un ministre lors de la tranche des questions.
A une question supplémentaire du député Dulloo sur le rapport commandité par la Banque de Maurice (BoM) à Nicky Tan Associates de Singapour, Pravind Jugnauth dit en avoir pris connaissance. Navin Ramgoolam a fait une requête pour en obtenir copie. Toutefois, comme le rapport demeure encore confidentiel, Pravind Jugnauth recherchera l?avis légal avant d?accéder à la requête de Navin Ramgoolam.
Madun Dulloo a pour sa part insisté pour savoir si la Banque de Maurice s?est assurée que les employés concernés par cette affaire ne soient pas en fonction, durant toute la durée de l?enquête.
La BoM est une institution indépendante, rappelle Pravind Jugnauth alors que Dev Ramnath interrompt Madun Dulloo sur ses commentaires sur le communiqué de la Banque centrale dans le cadre du scandale financier.
Le prochain rendez-vous dans cette affaire aura lieu la semaine prochaine. Le Main Case sera de nouveau entendu en Cour suprême le jeudi 6 mai. C?est d?ailleurs en prévision de cette date que l?un des principaux protagonistes, Teeren Appasamy, a rencontré la semaine dernière à Londres Me Rama Valayden, son avocat mauricien. Il affûte sa stratégie de défense mais l?avocat s?impatiente que ses demands of particulars à la MCB n?aient toujours pas eu des réponses.
Par ailleurs, les allégations visant un Senior Politician sur l?aide qu?il aurait offerte à un ex-membre de l?escadron de la mort, Toorab Bissesur, sont ?frivoles?, estime Pravind Jugnauth. Il rappelle qu?il y a eu trois Private Prosecutions dans cette affaire et qu?à chaque fois, le Directeur des poursuites publiques (DPP) a estimé qu?il n?y avait pas matière à poursuite. Sur ce, Navin Ramgoolam demande pourquoi une enquête policière n?a pas été initiée sur cette question. Pravind Jugnauth réplique que la police pourra difficilement établir des faits alors qu?il n?y a aucun délit criminel.
Pour soutenir sa thèse qu?il n?y a pas de cover-up dans l?affaire Toorab Bissessur, il rappelle que ce dernier a été poursuivi le 7 novembre 2001 en cour intermédiaire. Il a été condamné à six ans de prison et a eu à payer une amende de Rs 3 000 pour cinq délits.
Navin Ramgoolam reviendra à la charge pour affirmer qu?un back-bencher a été traduit en cour pour conspiracy et pour avoir fourni un ?faux alibi? et s?interroge s?il n?y a pas là ?deux poids deux mesures?. Ce que nie catégoriquement Pravind Jugnauth qui vole à la rescousse du député Dev Hurnam en affirmant que ce dernier a eu gain de cause en appel. Le Premier ministre suppléant a donné l?assurance qu?il n?y a pas ?deux poids et deux mesures et que tout se fait dans la transparence?.
Par ailleurs, la déposition d?un dirigeant travailliste contre Pravind Jugnauth pour des propos jugés diffamatoires contre son parti n?a pas encore eu de suite. L?avis du DPP est toujours attendu dans cette affaire, fait ressortir le Premier ministre suppléant. Le dossier a été référé le 28 novembre 2003 au DPP. Ces propos tenus à Ville-bague lors d?un rassemblement public portait sur la responsabilité des travaillistes lors des émeutes de février 1999.
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