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Ouest
Quelque 37 544 électeurs du district de Rivière-Noire se rendront aux urnes dans les 16 villages de l?Ouest pour élire douze conseillers dans leurs villages. Les électeurs auront un vaste choix puisque environ 600 candidats sont en lice sans compter les 12 candidats de Chamarel qui ont été élus d?office.
Les traditionnelles affiches ne manquent pas. Elles présentent aux lecteurs les candidats et leurs symboles. Mais c?est à Petite-Rivière que l?ambiance électorale se fait vraiment sentir. Les affiches montrant un téléphone, des ciseaux ou un oiseau ne manquent pas. Dans la nuit de jeudi à vendredi, les agents des candidats étaient encore à pied d??uvre pour placer les dernières affiches et les banderoles. «Nous devons mener campagne jusqu?à tard la nuit car bon nombre de nos agents et candidats travaillent pendant la journée», déclare Karan Sitaram candidat d?un groupe de Petite-Rivière.
A Bambous, par contre, les agents sont à pied d??uvre même pendant la journée. «Nous collons les affiches pour annoncer le meeting du lendemain», précise Caril Dulsan, proches des Forces- vives de Bambous. Le Mouvement Socialiste de Bambous, groupe qui dit être proche du Parti travailliste, mène campagne à la manière de ce parti. Il a placardé des affiches avec l?effigie du chef de file du groupe, Balmick Jeetun.
A Albion, le Parti Phare d?Albion n?utilise aucune affiche. Sham Mathura affirme préférer les banderoles qui sont moins polluantes.
Sur papier
Mais c?est à travers des brochures que les électeurs découvrent les programmes des aspirants conseillers. Les petits groupes n?ayant pas de grands moyens financiers distribuent des brochures faites sur du papier A4 alors que ceux qui peuvent compter sur des bailleurs de fonds ont imprimé des brochures en polychrome avec les photos de leurs candidats. Selon les leaders de deux partis, ils ont investi environ Rs 25 000 pour toute la campagne. Il nous revient que dans quelques groupes certains candidats ont contribué Rs 500 alors que d?autres ont dépensé la somme de Rs 2 000.
Le temps où les aspirants conseillers étaient des travailleurs sociaux est loin. Les deux groupes d?Albion sont constitués de cadres de firmes privées ainsi que d?artisans. A Tamarin, des hommes d?affaires se sont jetés dans la course. «Le conseil de village est un outil puissant qu?il faut savoir l?utiliser pour le bien-être des habitants», dit le candidat Ezra Jhuboo.
Si dans certains villages, c?est les propositions traditionnelles : l?asphaltage des routes, l?aménagement des drains ou l?installation de lampadaire, sont les priorités, d?autres groupes viennent avec des idées novatrices. Le Groupe Piment à Tamarin propose, par exemple, un plan d?aménagement pour la région, qui s?échelonnera sur dix ans et une firme d?aquaculture dans le village.
Le groupe dirigé par Karan Sitaram à Petite-Rivière pense à la construction d?une médi-clinique dans la localité. Il y a aussi un projet d?hôpital que l?Union pour le Changement de Bambous projette de faire construire. Le Mouvman pou progre Albion de son côté à comme projet d?ouvrir un centre pour aider les chômeurs.
Si certains groupes ont préféré les meetings pour convaincre les électeurs, d?autres adoptent le porte-à-porte. «Quand nous faisons le porte-à-porte, le message passe mieux et nous montrons aux habitants que nous misons sur la proximité», soutient Antonio Louis du Mouvement Progressiste de Bel-Ombre.
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