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Organisation du scrutin : la publication des résultats partiels souhaitée
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Organisation du scrutin : la publication des résultats partiels souhaitée
Le débat est ouvert. La question porte depuis quelques jours sur la publication ou non des résultats partiels de l’élection présidentielle. Les candidats semblent plutôt réticents vis-à-vis du projet de suppression de celle-ci.
Le général Charles Rabemanajara, ministre de l’Intérieur et de la réforme administrative (MIRA), sans nier l’information, se donne le temps de la réflexion avant de trancher. “Nous sommes pour la publication des résultats partiels de l’élection”, a fait savoir Benjamina Ramarcel Ramanantsoa, mandataire du candidat Roland Ratsiraka, en marge de la visite du centre informatique régional (CIR), à Nanisana hier. La réaction de Benjamina Ramarcel Ramanantsoa reflète celle des autres candidats. “Le citoyen a le droit de suivre l’évolution de l’élection. La publication des résultats partiels répond également à un souci de transparence”, poursuit-il.
Même son de cloche chez Lantoniain Andriamampionontsoa, mandataire du candidat Jean Lahiniriko. “La pratique actuelle nous permet d’éviter toute mauvaise suprise et de préparer les éventuelles requêtes”, poursuit l’ancien directeur de cabinet du président de l’Assemblée nationale.
Ballon-sonde</B>
Edmond Tombo Anjara, représentant du candidat Ny Hasina Andriamanjato est du même avis. “La publication des résultats partiels au niveau de la Coupole a un impact psychologique chez les électeurs”, avance-t-il. “Mais si l’informatisation du système électoral est aussi fiable que cela, je ne vois pas en quoi la publication des résultats partiels puisse perturber la proclamation des résultats officiels”, ajoute Edmond Tombo Anjara. “Il ne devrait pas y avoir beaucoup de différences entre les deux”, conclut-il.
Interrogé sur la question, le général Charles Rabemananjara, ministre de l’Intérieur et de la réforme administrative explique que le but du projet est de prévenir un éventuel conflit né de la proclamation des résultats partiels par son département.
“Si tout le monde admet l’aspect tout à fait officieux des résultats publiés à la Coupole et du caractère officiel de ceux proclamés par la Haute Cour constitutionnelle (HCC), je pense qu’il n’y aura pas de problème”, a soutenu le général Charles Rabemananjara, à Nanisana hier.
L’ancien directeur de cabinet militaire de la Présidence de la République tente pourtant de tempérer, donnant l’impression de vouloir lancer un ballon-sonde en direction de l’opinion publique. “Notre initiative est seulement technique et n’a rien de politique”, précise-t-il. “Nous sommes encore dans une phase de réflexion et nous sommes à l’écoute des autres. Rien n’est encore décidé”, ajoute-t-il.
Dans les coulisses, les techniciens du ministère travaillent d’arrache-pied pour étudier tous les scénarios possibles. Les responsables du ministère de l’Intérieur vont rencontrer les candidats, ou leurs mandataires, aujourd’hui lors d’une séance de travail hebdomadaire. Il est fort probable que la question épineuse de la proclamation des résultats soit abordée lors de la réunion.
<B>Alain ILONIAINA </B> © L’express de Madagascar</I>
RÉSULTATS DE LÉLECTION
<B>40 000 imprimés de procès-verbaux supplémentaires commandés </B>
■ Le ministère de l’Intérieur et de la réforme administrative veut “satisfaire les candidats”. A la demande de ces derniers, “les délégués de candidat présents dans les bureaux de vote pourront aussi obtenir un exemplaire du procès-verbal auto-copiant”, a annoncé, hier, le ministre Charles Rabemananjara.
Une commande de 40 000 imprimés supplémentaires a été, en effet, passée pour permettre aux candidats, ou à leurs délégués, présents au moment du dépouillement, d’avoir un exemplaire du procès-verbal à l’issue des opérations de vote. “Cette décision a été prise vendredi, au lendemain de notre première réunion avec les mandataires des candidats”, précise un responsable du ministère.
Les procès-verbaux ramenés par les délégués des candidats et envoyés à leur quartier général devraient ainsi être en tout point identiques à ceux destinés à la Commission de recensement matériel des votes (CRMV). Jusqu’ici, selon les textes, ils ne pouvaient qu’en “prendre copie”. Au départ, les sept exemplaires des PV auto-copiants étaient prévus aux seuls destinataires mentionnés dans les textes en vigueur. Il s’agit, entre autres, du président de la CRMV, du ministère chargé de l’Intérieur, du président du Conseil national électoral, du chef de district et du chef d’arrondissement. Un exemplaire devrait également être affiché à l’extérieur du bureau de vote à l’issue des opérations électorales.
<B>Lova RABARY-RAKOTONDRAVONY</B>
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