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Ordre de grève illimitée des collèges privés maintenu

23 avril 2008, 00:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Plus que six jours. Il s?agit de la menace de grève illimitée des établissements secondaires privés. Et la Fédération des managers des collèges privés multiplie de son côté les consultations avec les partenaires afin de finaliser une stratégie. Alors que le gouvernement tente de désamorcer la crise prévue pour le 29 avril.

Les raisons derrière ce mécontentement collectif, celui des managers de collèges privés, des syndicats des parents, sont multiples. Mais elles ont conduit à une frustration grandissante contre les autorités.

Au Mauritius College, à Curepipe, hier, les réunions se succédaient, en vue de ce mardi. Après les responsables de tous les collèges privés au sein de la fédération durant la matinée, c?était au tour du syndicat des employés, l?Union of Private Secondary Education Employees (UPSEE), suivie de la Fédération des associations parents-enseignants des écoles catholiques pendant l?après-midi. Reste encore à rencontrer le syndicat des collèges catholiques, les autres associations parents-enseignants et les représentants des Students? Unions.

Devant cette mobilisation, le ministère de l?Education tente de démobiliser les troupes. Depuis hier, des inspecteurs sont envoyés dans les écoles pour distribuer des circulaires. Il y est indiqué que le mouvement est illégal et serait motivé politiquement et chaque membre du personnel doit le signer. Mais la plate-forme commune dément toute récupération politique de la manifestation. «Il n?y a rien de politique. Nous appelons les employés de ne pas signer et de boycotter ce document-là», affirme Yahya Paraouty. C?est également ce que l?on confirme du côté de la Fédération des managers.

Les autorités prennent aussi des initiatives en vue de créer des brèches dans ce front. Mais jusqu?à l?heure, le soutien est général. «Depuis un certain temps, l?éducation est une mer houleuse. Il y a de nombreux problèmes et il faut trouver des solutions rapidement. Nous appuyons l?initiative de la fédération», déclare Marianne Chelvan, assistante au président de la Fédération des associations parents-enseignants. «Il n?y a pas de volonté de la part du ministère pour s?occuper du secteur privé dans l?éducation. Des décisions sont prises sans consultations avec les partenaires. La situation est critique et il est clair qu?il n?y a pas de volonté du ministère pour rétablir les choses», avance Yahya Paraouty, président de l?UPSEE.

Managers, syndicats et parents sont mécontents de la gestion de plusieurs dossiers dont le prévoc, de la fermeture de collèges ou encore de la manière de faire du ministère durant les récentes intempéries. La précarité de l?emploi, le fonctionnement de la Private Secondary Schools Authority (PSSA), le manque de communication entre autorités et partenaires du privé et l?absence de réelle réforme font aussi partie des griefs qui ont provoqué cette action commune.

Mais avec cette grève annoncée, un engagement. Celui des managers et des enseignants du privé pour le rattrapage des jours perdus afin de ne pas pénaliser leurs étudiants. La stratégie : dans un premier temps, les enseignants se mettront en grève. Si cela n?apporte pas le résultat espéré, d?autres cartes seront abattues.

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