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Opération séduction pour le cybervillage

31 janvier 2006, 20:00

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C?est un fait : les appartements et les maisons du cybervillage n?attirent pas. Le Conseil des ministres lui ayant confié la responsabilité de la vente de ces unités, le ministre du Logement et des Terres, Asraf Dulull, multiplie les initiatives. Lors d?une visite, hier, à Ebène, il a évoqué sa stratégie et espère même soumettre ses propositions au cabinet dans deux semaines.

S?il n?y a eu aucun engagement formel sur la baisse des prix, le mi-nistre laisse entendre que ?les prix ne reflètent pas celui du marché?. Il entend laisser les forces du marché les fixer. Et compte organiser une vente aux enchères pour certains logements.

Le prix actuel est de Rs 2 millions pour l?appartement de deux chambres. Celui de trois chambres est à Rs 2,5 m et les maisons sont proposées à Rs 3,2 m ou Rs 3,5 m.

Dix des 54 maisons sont vendues alors que 25 appartements sur 156 sont occupés. Une dizaine d?autres devraient l?être bientôt. Ce projet, au coût de Rs 575 millions, a été financé conjointement par la Mauritius Housing Company Ltd. et Business Park of Mauritius Ltd (BPML).

La possibilité de convertir certaines de ces unités en bureaux a aussi été évoquée. Le ministre a toutefois demandé à ses techniciens de calculer le prix par pied carré au cas où le ministère du Logement projette de s?installer à Ebène. Il a aussi demandé aux fonctionnaires qui l?accompagnaient si l?accès à ces lieux ne posera pas de problème aux cadres du ministère. Il propose même un ?attractive package? aux fonctionnaires intéressés à acquérir une unité.

Les agences immobilières outre-mer seront mises à contribution pour trouver preneurs à l?étranger. C?est d?ailleurs la première étape d?Asraf Dulull : il s?agit de cibler davantage les étrangers puisque les Mauriciens boudent le projet. ?Alors que des compagnies immobilières, initiatrices de tels projets, réalisent de gros pro-fits, je ne comprends pas la stagnation du cybervillage. Ce qui est grave, c?est que les coûts de maintenance sont de Rs 3 millions annuellement .?

S?il trouve que ces logements sont ?bien conçus et bien localisés?, il n?a pas manqué de pointer du doigt l?ancien régime pour ?les mauvaises planification et gestion du projet?. Le parc récréatif, qui devait être inclus dans le projet, a été abandonné par la MHC alors qu?il aurait apporté ?une valeur ajoutée au projet.? Les cadres de la MHC ont argué du prix jugé exorbitant (Rs 5 millions). Une proposition du privé pour doter le parc d?une piscine, d?un terrain de volley-ball, de hand-ball et d?un gymnase, entre autres, n?a pas abouti non plus.

Le directeur général de la MHC, Rajen Seetohul, qui a pris ses fonctions hier, a dit qu?il fera du cybervillage ?la priorité des priorités?. Il compte solliciter le Board of Investment pour un contact avec les expatriés qui viendront travailler à Maurice pour leur offrir une première possibilité de logement au cybervillage.

Quant au directeur de BPML, Chand Bhadain, il a affirmé : ?Jusqu?ici, c?est la MHC qui était chargée de la vente car l?immobilier n?est pas notre core business. Ce projet a des atouts pour réussir et il est impératif de dégager une autre stratégie pour écouler ses appartements?

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