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Ondes de mécontentement...

7 août 2004, 20:00

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Une tentative de brider la liberté d?expression. C?est ce que craignent la plupart des directeurs des radios privées après la décision prise vendredi par le cabinet de mettre sur pied un comité spécial pour examiner « les questions ayant trait aux abus radiophoniques ».

Eshan Khodabux, directeur de Radio Plus, y voit une « démarche suspecte ». « Nous avons une institution, l?Independent Broadcasting Authority (IBA), pour sanctionner les abus des radios privées. Je ne comprends pas pourquoi le gouvernement veut outrepasser ses pouvoirs. » En apportant des amendements à la loi sur la diffamation, le gouvernement veut brider davantage la presse. « C?est la liberté d?expression qui est en jeu. »

Finlay Salesse, directeur de Radio One, se pose également des questions sur le rôle de l?IBA : « Quel camouflet à l?encontre de l?IBA qui jusqu?ici avait les compétences pour sanctionner les abus des radios privées ! » Il fait remarquer que cette décision intervient dans un contexte loin d?être serein. « Nous avons des raisons de nous inquiéter. » Il rappelle les nombreuses critiques formulées par le Premier ministre contre les éditorialistes, caricaturistes et les radios privées. « Et puis, cette décision arrive quelques jours après le document soumis au State Law Office pour muscler les lois sur la diffamation. Enfin, elle intervient dans la perspective des législatives de 2005. »

Balkrishna Caunhye, le directeur de Top FM est le seul à se démarquer du lot. « C?est tout à fait normal. En ce qui concerne Top FM, nous ne nous sentons nullement concernés par la démarche des décideurs pour la bonne et simple raison que nous avons comme principe fondamental de respecter le cahier des charges. »

Torriden Chellapermal, directeur général de la MBC, avance, lui, que la radio publique n?est pas vraiment concernée par cette décision gouvernementale.

À l?IBA, le directeur, Ashok Radha-kisoon, se mure dans le silence. « Je ne souhaite pas faire de commentaires à ce sujet. »

Pour l?heure, le projet gouvernemental, toujours flou quant à ses attributions, ne fait que provoquer des ondes de mécontentement?

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