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OMC : on négocie ferme !
L?optimisme a repris le dessus à l?Organisation mondiale du commerce (OMC). Alors que pendant toute la semaine les négociations dans le cadre du cycle de Doha sur la libéralisation du commerce mondial semblaient être dans l?impasse, le coup de théâtre devait se produire dans la soirée de vendredi.
En effet, les nouvelles consultations entre les sept puissances commerciales (l?Union européenne, l?Australie, le Brésil, la Chine, les États-Unis, l?Inde et le Japon) ont permis la reprise des négociations, au point d?espérer un accord.
« Selon le calendrier initial, on aurait dû arriver à un accord ce samedi. Mais tous les ministres présents ici ont décidé de prolonger leur séjour et d?attendre jusqu?à mercredi », annonce Rama Sithanen, le ministre des Finances et porte-parole des ACP.
« Il faut que l?accord soit équilibré »</B>
Le principal sujet de discorde concerne l?accès aux marchés agricoles et aux produits industriels. Au nom du libre-échan-ge, les pays émergents exigent que les États-Unis réduisent leurs subventions agricoles et que les Européens cessent de fermer leur marché. Pour le moment, le seul acquis des négociations de la semai-ne est que l?ensemble des pays membres ont accepté qu?en 2013, toutes les subventions à l?exportation des produits agricoles soient éliminées.
Alors que le cycle de Doha aurait dû être conclu en 2004, personne ne veut, cette fois-ci, endosser la responsabilité d?un échec. Et ce, d?autant plus que le contexte international est difficile.
« Tout le monde ici s?accorde à dire qu?avec la crise énergétique et la crise alimentaire notamment, un accord à l?OMC donnera un coup de fouet à la croissance des pays les moins avancés et à ceux en développement. Mais il faut que l?accord soit juste et équilibré pour tous les partenaires », explique Rama Sithanen.
Une importance Particulière</B>
L?autre épine dans le talon des négociateurs concerne l?accès aux marchés pour les produits non agricoles (AMNA), à sa-voir, les produits industriels. Et à ce niveau, la situation serait extrêmement compliquée vu que l?agenda des pays développés s?aligne avec celui des pays en développement, alors même que ces derniers demandent une période d?ajustement.
Pour Maurice, ces négociations revêtent une importance particulière, vu l?érosion des préférences concernant le textile et les exportations de poisson. D?autant que l?accès aux marchés ne serait pas d?une grande utilité pour le pays, à cause de ses contraintes structurelles. « Nous plaidons pour l?Aid for Trade afin de pouvoir développer nos capacités de production et d?exportation », remarque Rama Sithanen.
Pour autant, un accord serait-il à portée de main ? « On ne peut pas prédire les conclusions des négociations de l?OMC. Avec les intérêts de chaque membre, il se peut qu?à la dernière minute un pays raidisse la ligne et il n?y aurait alors plus d?accord », explique un diplomate mauricien actuellement à Genève. C?est dire que malgré l?effervescence parmi les négociateurs, l?ambiance se prête plutôt à un optimisme prudent.
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